La culture française : une « exception » à protéger ?

La culture française est célébrée tout autour de la planète. Beaucoup vont même jusqu’à dire qu’elle est unique et exceptionnelle ! La musique, le cinéma, l’art et la littérature sont inestimables et doivent à tout prix être promus mais surtout mis sous protection. Pour cela, la France investit donc beaucoup de ressources dans la culture française. Bien que coûteuse, cette politique, qui n’accorde pas de tours gratuits à la concurrence, a été mise en place à la fin des années 50 lorsque le premier ministère de la Culture a été créé et appelé « ministère des Affaires culturelles » Elle a un excellent retour sur investissement au niveau de la croissance économique, mais n’est pas sans contestation et cela, pour diverses raisons.

Protection à tout prix

Beaucoup de pays ont des ministères de la culture qui ont pour but de promouvoir la culture mais peu se concentrent autant sur la protection du patrimoine culturel que celui de la France. Donc, contre quoi le ministère français de la Culture protège-t-il le pays ?

Le but du ministère de la Culture est en premier lieu de permettre l’accès à la culture à toutes les classes socio-économiques. Il est également engagé dans de nombreuses actions de « rayonnement culturel », ce qui se traduit par la diffusion à l’étranger des œuvres françaises. Le ministère a également, dans les années 80, introduit les enseignements artistiques à l’école. Plusieurs délégations le composent et sont chargées par exemple de la sauvegarde du patrimoine architectural et des monuments historiques, des musées, de la musique, etc.

L’exception culturelle en termes de loi

Nous parlons d’un concept politique introduit par la France pour différencier la culture d’un produit commercial. En d’autres termes, son objectif est de regarder les services culturels et les biens.

Mettre l’accent sur le fait que les États sont souverains en ce qui concerne les limites du libre-échange culturel ont pour but de protéger et de soutenir les artistes et la culture en général. Cela se traduit par des mesures de protection comme des subsides distribuées selon la politique culturelle du pays.

Ces mesures concernent le CNC, qui impose une taxe sur les ventes de tickets de cinéma et qui se sert de cet argent pour aider le cinéma français. Ces mesures de protection concernent également la loi de l’audiovisuel qui précise que toutes les radios doivent émettre 40% de chansons françaises, parmi lesquelles 20% doivent être des talents émergents.

Controverse

Les critiques disent que ce n’est pas à l’État d’être le mécène des arts et encore moins avec l’argent public. À noter que la pratique de l’exception culturelle coûte 10 milliards d’euros au pays chaque année. Mais l’État soutient quant à lui qu’investir dans les arts et la culture est bon pour l’économie et booste par ailleurs le tourisme.

Les États-Unis, quant à eux, considèrent qu’il ne s’agit que de protectionnisme qui nuit aux commerces internationaux et que la Convention de l’UNESCO n’encourage pas la diversité culturelle. De plus, il insiste sur le fait que cette convention consent à ce que les gouvernements supprime l’accès à la culture aux minorités. L’industrie cinématographique ainsi que d’autres industries culturelles américaines refusent l’exception culturelle, car cela nuit à l’exportation, et ont poussé le pays de l’oncle Sam à contester l’exception culturelle.

La culture française est certainement très dynamique et crée beaucoup d’emplois ; 675 000 personnes travaillent dans l’industrie culturelle. Et quand on fait les comptes, l’activité culturelle rapporte plus de 105 milliards d’euros chaque année. Représentant 3,2% du PIB français ; plus que les secteurs du luxe et de l’automobile. Ainsi, selon le ministère de la culture en France, le coût élevé de l’exception culturelle est de l’argent bien dépensé.

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Jane Doe

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