Le bilan des commerçants niçois s’est soldé par des résultats en demi-teintes

Les soldes se sont terminés officiellement hier. Pourtant, le compte n'y est pas... du moins pas pour tout le monde. Laurent Champenois, président de l'association Nice Avenue, regroupant les commerçants du quartier Jean Médecin et Place Masséna fait le point sur la situation.

Quel bilan font les commerçants de ces soldes ?

C’est un bilan assez mitigé pour cette édition 2020. La première raison est d’ordre structurelle, c’est le fait d’avoir décalé les soldes suite au confinement. Même si la période choisie nous paraissait assez juste, le problème est que cette date pour les soldes est imposée pour tout le monde au niveau national. Il s’avère que nous à Nice, nous sommes la deuxième ville touristique de France. Ainsi, les soldes fonctionnent essentiellement grâce aux touristiques qui sont nombreux à être présents dans notre belle ville. Malheureusement, ça n’a pas été le cas cette année. La jauge de touriste a été assez faible notamment en juillet malgré un rebond au mois d’août que se soit dans le secteur de l’alimentation, les commerçants artisanaux ou encore le High-tech, on a eu un flux de touriste dégradé.

Comment vivent-ils cette période malgré l’échec des soldes ?

La plupart des commerçants ont ajusté leurs stocks ainsi que leur productivité en terme de masse salariale pour faire face à la baisse de fréquentation dans les magasins.Beaucoup de commerçants n’ont pas pris de renforts de salariés, car la fréquentation n’est encore une fois pas au rendez-vous dans les magasins pour justement équilibrer le chiffre d’affaire et la masse salariale. On a ainsi été assez prudent. Certaines enseignes sur l’axe Jean Médecin, en ajustant leur masse salariale, ont tout de même pris quelques renforts mais ils sont rares. Il y a toutefois un aspect positif, car en fessant cela, quelques commerces s’en sortent bien dans leur domaine d’activité. Nous avons eu l’occasion d’observer depuis quelques semaines, une baisse de la fréquentation en entrée magasin qui varie de -20% à -50% de trafic selon le type de commerce. En ce qui concerne ceux qui ont -50%, ils ont une clientèle plus tournée sur l’internationale. Enfin, malgré les clients qui sont moins venues en magasin, ceux qui rentrent sont plus acheteurs. Le taux de transformation (calculé par de nombreux commerces) est très bon. Ça veut dire que les Niçois sont venus en masse dans les commerces.

Comment comptez-vous rattraper ce manque ?

Une opération à la rentrée va nous servir comme une sorte séquence de rattrapage. Comme l’année dernière, la ville de Nice organise sa grande braderie. Cette opération génère beaucoup de trafic et là on s’adresse principalement au public Niçois qui vient à la braderie. Il y a une grosse communication qui est faite avec beaucoup d’animations. L’édition de cette année se déroulera le 17, 18 et le 19 septembre. Les commerçants sont invités à venir en nombre, car la ville de Nice offre le domaine public. Ils sont invités à se mettre sur leur bas de porte et à présenter leurs produits qui sont très fortement remisés.

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Jane Doe

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