Après la saison "blanche", les acteurs économique de la montagne demandent un plan de sauvetage

Les remontées mécaniques des stations de ski resteront fermées en février a annoncé lundi Matignon à l'issue d'une rencontre entre le Premier ministre Jean Castex et les acteurs de la montagne. Aucune date de réouverture n'a été avancée.

« L’évolution de la situation sanitaire ne nous permet pas à ce stade de rouvrir les remontées mécaniques », a expliqué l’entourage de Jean Castex, en faisant observer qu’il n’y avait « pas de tendance à la réouverture générale » dans les autres pays européens.

Charles-Angé Ginésy, président du Conseil départemental et élu d’une commune du haut-pays, a promptement réagi à cette information qui, par ailleurs, était largement attendue.

"Entre le 15 mars 2020 et décembre 2021, ils auront passé plus de 20 mois sans aucune recette ! [...] Nous attendons aujourd’hui les directives et procédures pour que les domaines skiables puissent déposer de façon effective leur demande d’indemnisation afin de prendre en compte leurs charges fixes et les charges de personnel."

Le coup est dur pour la filière montagne mais il faut savoir regarder devant soi. Charles-Ange Ginésy s’engage dans la perspective : "L’État doit déclencher un plan de sauvetage pour toutes les entreprises qui travaillent pour la montagne : hôteliers, restaurateurs, équipementiers, fournisseurs, commerçants, ski-club... L’effet domino de la fermeture des remontées mécaniques est colossal. L’urgence se compte en semaines. Les 400 M€ annoncés ne suffiront pas à pallier les 12 milliards d’euros perdus.

Les conséquences économiques et sociales sont et seront vertigineuses pour tout un secteur de notre économie. Il nous aura fallu 60 ans pour bâtir un modèle économique et touristique fort. La France est aujourd’hui la 2e destination montagneuse au monde. Nous ne devons pas perdre cette attractivité."

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