Avec la pandémie, les Français ont renoncé aux soins

Les cabinets médicaux ont été désertés durant le confinement. Selon l’Assurance-maladie, les consultations de médecins généralistes ont chuté de 40 % durant les trois premières semaines, voire de 50 % pour les spécialistes. Le tout malgré des téléconsultations en forte hausse avec 1 million de rendez-vous par semaine et la mise en place de consultations téléphoniques, notamment pour les personnes âgées peu à l’aise avec l’informatique. Plus grave, les 11 millions de malades chroniques (diabétiques, cancéreux…) ont autant arrêté de consulter que les autres. Des reports qui pourraient ensuite créer des complications et générer des afflux aux urgences. « Au début du confinement, les malades chroniques ont souvent annulé leur rendez-vous pour des examens à l’hôpital ou avec des spécialistes. C’est ennuyeux parce que ces rendez-vous sont compliqués à obtenir. Il y a des délais d’attente », explique un médecin généraliste.

Même constat pour la consommation d’antibiotiques ou de vaccins (de -35 % à -71 % sur les cinq premières semaines). Les appendicites et les accidents cardiovasculaires pris en charge par les hôpitaux se sont aussi effondrés ainsi que les examens pour dépister des cancers ou des maladies graves.

L’Assurance-maladie estime que 110.000 coloscopies, 240.000 scanners et 129.000 IRM ont été reportés pendant les cinq semaines de confinement. Autre fait notable, les foyers aisés ont eu une stratégie médicamenteuse différente durant le confinement, avec un recours plus important au « stockage de précaution » et au duo hydroxychloroquine-azithromycine du docteur Raoult, note l’Assurance-maladie.

source : Les Echos

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