Conflans : ne céder ni à l’intimidation ni à l’hystérisation

Samuel Paty, enseignant d’Histoire-Géographie au collège du Bois d’Aulne à Conflans Sainte-Honorine, a été décapité devant son établissement par un jeune de 18 ans. Cet acte a été revendiqué au nom de l’Islam.

Sur la place Garibaldi à Nice ce samedi, des centaines de personnes se sont rassemblées pour lui rendre hommage.

Ce dimanche des rassemblements ont eu à la capitale et de nombreuses autres villes françaises.

Il est difficile à quelques jours de cet évènement d’aller beaucoup plus loin et de tirer des conclusions définitives comme le font pourtant certains.

Les va t-en guerre sont nombreux. On met en avant depuis plusieurs années des « atteintes à la laïcité » qui sont à prendre en considération et demandent des réponses.

Il ne s’agit pas de nier la réalité des faits et de la menace. Mais il faut aussi se garder de tomber dans l’excès de la généralisation et de la métaphore guerrière.
Il n’y aurait rien de pire que de voir en chacun et partout une menace potentielle. C’est ce que cherchent ceux qui promeuvent cette idéologie de mort.

La très grande majorité des citoyens n’adhère pas à ce discours.

Il ne s’agit pas de « naïveté » - comme le disent certains, mais de l’optimisme de la volonté, de la croyance dans la force de l’acte éducatif et de la fermeté de l’État pour affirmer et faire vivre les valeurs de la République et de la démocratie.

Tout comme, il ne faut rien céder sur la nécessité d’éduquer à l’école nos élèves à l’esprit critique.

Y a t-il des territoires perdus de la République ? Non, il faut éviter ce sentiment d’abandon parce que c’est sur ce terreau que prospèrent la violence, les fanatismes et le radicalisme musulman.

Ces territoires sont bien vivants et sont riches de la diversité et de la tolérance qu’il faut construire patiemment pour faire vivre la promesse républicaine.

« La démocratie, ce n’est pas de reconnaitre des égaux mais d’en faire », disait Gambetta.

Partager

Laisser un commentaire