COVID 19 : des tests antigéniques expérimentaux lancés à Nice

Ce jeudi, de nouveaux tests antigéniques, olfactifs et salivaires ont été lancés dans le cadre d'un protocole expérimental à la demande du président de la métropole Nice Côte d'Azur, Christian Estrosi.

Améliorer la vitesse du traitement des résultats. Tel est l’enjeu de cette nouvelle expérimentation voulue par la métropole qui durera deux semaines au Palais des expositions. "L’objectif est de repérer les personnes symptomatiques ou non ayant une charge virale importante et donc plus particulièrement contagieuses", précise Christian Estrosi.

Les tests olfactifs pour un premier aiguillage

Il est important de préciser que ces tests ne permettent pas de déterminer si une personne est atteinte par le coronavirus. Son utilité première est de déceler la perte d’odorat qui est l’un des premiers symptômes reconnu. "Les tests sont assez faciles à mettre en œuvre. Il s’agit de touche de parfumeurs que l’on retrouve dans les parfumeries. L’important dans ces tests est de savoir si on sent quelque chose ou pas. L’identification n’est pas importante, elle a plus un but de recherche scientifique puisque dans une population naïve il est très difficile de reconnaître des odeurs sans amorçage", explique Jérémy Topin, maître de conférence à l’Université spécialiste de la chimie quantique. "À terme l’idée est de pouvoir le distribuer au grand public", précise ce dernier. Une nouveauté qui a pour but d’orienter les personnes vers un dépistage PCR tout en évitant de propager un peu plus la maladie.

Des tests salivaires alternatifs

Il s’agit d’un procédé consistant à rechercher la présence du matériel génétique du coronavirus à partir d’un prélèvement de salive. Concrètement, le test ce présente sous la forme d’un petit tampon hémostatique (qui permet l’arrêt de l’écoulement de sang) à mettre dans sa bouche. Il est également possible de l’utiliser par voie nasale.
"Par rapport à la salive toute simple que l’on crache dans un pot, ça permet de récupérer des cellules avec ces petites éponges qui sont non invasives. Elles triplent de volume en quelques secondes et abrasent des cellules soient buccales ou nasales de préférence", précise le professeur Charles-Hugo Marquette, pneumologue au CHU de Nice.

L’idée ici est dans un futur plus ou moins proche de permettre aux personnes cas contact ou ayant des symptômes de se dépister eux-mêmes en transportant ce tampon dans un tube stérilisé dans un laboratoire pour analyse. Plus besoin donc d’avoir recours au savoir faire du personnel médical. Aujourd’hui, le procédé est en phase de test pour savoir quelle méthode reste la plus efficace.

Des tests antigéniques plus fin et rapide

La méthode reste la même que pour un test PCR à la seule différence que l’écouvillon est plus fin. Une fois le prélèvement effectué, à l’aide d’une solution réactive, le test antigénique, repère des protéines de la COVID-19 permettant ainsi l’obtention d’un résultat en une trentaine de minutes, sans passer par un laboratoire d’analyse. Cette solution est d’ailleurs en cours d’expérimentation par cinq médecins généralistes de la ville.

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Jane Doe

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