Covid-19 : première étape vers le "Pass sanitaire" en France

C'est un premier pas vers un passeport sanitaire qui vient d'être lancé en France. L'application française de traçage des malades du Covid-19 "TousAntiCovid" intègre désormais depuis ce lundi un carnet permettant de prouver le résultat positif ou négatif d'un test de détection du virus, qu'il soit PCR ou antigénique.

En effet, à partir du 29 avril, les injections de vaccin contre le Covid-19 pourront être aussi stockées dans ce carnet de santé virtuel.

"TousAntiCovid-Carnet, vise à stocker sous forme numérique (dans l’application) et de manière sécurisée (une) preuve de test négatif ou positif certifiée et, demain, une attestation certifiée de vaccination", a expliqué le secrétaire d’Etat chargé du numérique Cédric O qui s’est félicité de "La France est le premier pays (dans l’UE) à mettre à disposition de ces citoyens cette fonctionnalité" .

Il faudra ensuite un feu vert de la Commission européenne, attendu en juin, pour le généraliser aux voyageurs transfrontaliers.

L’application TousAntiCovid a été téléchargée par 14 837 264 millions de personnes depuis le 2 juin 2020, et a notifié 172 578 personnes d’un risque d’exposition au Covid-19, selon les derniers chiffres du gouvernement français

Comment ça marche ?

Concrètement, tous les organismes habilités à réaliser des tests (laboratoires, pharmacies, etc...) feront remonter les données vers le système SI-DEP géré par l’Assurance maladie, qui les "signera" pour garantir leur authenticité.

L’usager recevra un SMS lui permettant de récupérer cette preuve, qu’il pourra intégrer (ou non) dans son application. Sur le terrain, des agents équipés d’une version spécifique de l’application (TousAntiCovid-Verif) scanneront le code, et vérifieront la signature électronique.

Le fonctionnement est similaire concernant la vaccination, pour laquelle un certificat sera émis à chaque injection et rendu disponible sur le site de l’Assurance maladie Ameli.fr, avec un système de rattrapage pour les injections déjà réalisées.

Le fonctionnement en Europe repose sur le bon échange entre États des "clés de lecture" permettant de vérifier les certificats et sur l’interopérabilité des applications de lecture.

Selon le gouvernement et la direction générale de la santé, les données de santé de l’utilisateur ne sont pas échangées sur le réseau une fois certifiées, elles ne sont stockées qu’en local sur le téléphone des utilisateurs. Sur ce point, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) n’a été consultée que dans un cadre de "conseil" sur la mise en place de ce carnet.

source : AFP

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