Covid : le recul des no-vax, plus de 700.000 premières injections depuis le 1er janvier

“Il n’est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays”. C’est ainsi que Jean Castex justifiait la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal le 17 décembre, alors que le variant Omicron, en sous-marin, prenait le pas sur Delta et allait faire exploser les cas de Covid-19.

En mettant la pression sur les non-vaccinés, le gouvernement affirme chercher à contraindre les 4,9 millions de Français de plus de 12 ans qui n’ont pas sauté le pas.

Il a fallu près d’un mois d’âpres débats parlementaires, entrecoupés de suspensions de séances et d’une violente charge d’Emmanuel Macron contre les non-vaccinés, qu’il souhaite “emmerder” jusqu’au bout, pour que le projet de loi ouvrant la voie à la mise en place du pass vaccinal soit voté définitivement à l’Assemblée, ce dimanche 16 janvier.

Certes, tous les samedis on assiste aux défilés "patriotiques" contre la "loi liberticide" de la part des anti-vax opportunément infiltrés par des groupes d’extrémistes, la blogosphère véhicule les thèses les plus fantaisistes, les menaces privées et publiques se diffusent contre les pro-vaccins. La campagne électorale est aussi un bon terrain pour les candidats de critiquer les décisions gouvernementales, les soi-disant experts à la recherche d’un petit moment de notoriété sont à fond dans les débats et interviews.

Bref la confusion est totale, de quoi se demander quel est l’objectif réel : revenir à la vie normale le plus rapidement possible en limitant les dégâts moraux, matériaux et économiques ou faire du quotidien une arène pour les joutes citoyennes ?

Heureusement, si on regarde les chiffres communiqués par la Ministère de la Santé, près de 700.000 premières injections ont été enregistrés depuis le mois de janvier.

Comme quoi , si d’un côté une minorité réfractaire continue de s’opposer bruyamment , de l’autre une large partie de nox-vax a fait le pas d’accepter le vaccin. Peut-être, sans le dire aux anciens copains...

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