Election présidentielle aux Etats-Unis : le baroud de déshonneur de Donald Trump

Des partisans du président américain sortant, Donald Trump, ont pénétré dans les bâtiments du Congrès américain, alors que les élus américains étaient réunis pour acter la victoire de Joe Biden.

Après avoir essayé la voie légale (60 procédures judiciaires déposées - toute rejetées - ou injonction faite aux élus Républicains de s’opposer devant le Congrès à la victoire de Biden), la magouille (ordre de "trouver" 12 000 voix manquantes en Géorgie), Trump a abattu sa dernière carte : la sédition.

Le président sortant se vante d’avoir rassemblé à Washington "des centaines de milliers" de supporters pour sa marche contre le "vol de l’élection". Trump vient de perdre un allié majeur : son vice-président, Mike Pence.

Alors que Trump lui demandait de transformer la cérémonie de pure forme de ce soir au Congrès en un quasi-putsch, Pence a reconnu qu’il n’était "pas en mesure de renverser les résultats de l’élection". De plus en plus isolé, Donald Trump s’en est pris avec virulence à son propre camp républicain.

Le président sortant, qui refuse de concéder sa défaite. "Nous n’abandonnerons jamais. Nous ne concéderons jamais la défaite", "Nous avons remporté cette élection, et nous l’avons remportée largement", a-t-il martelé, contre toute évidence et en dépit de l’absence de preuves accréditant l’hypothèse de fraudes électorales.

Puis il avait appelé ses partisans à défiler en marge de cette séance protocolaire. Après l’avoir écouté, certains manifestants se sont mis en marche vers le Congrès pour une démonstration de force, au moment où le Congrès a commencé à certifier les résultats de la présidentielle.

Cette cérémonie protocolaire a été interrompue quand les partisans de Trump ont voulu pénétrer à l’intérieur du Capitole et les sénateurs et députés ont été obligés d’évacuer la salle par sécurité.

Donald Trump par son égocentrisme a voulu jouer jusqu’au au but la carte du populisme. En fait, par son action il a donné la voix à la populace et a infligé un vulnus à la démocratie.

De la fin de son mandat ne restera que la honte.

Dans la nuit, une femme a succombée d’une blessure par balle survenue dans l’enceinte du Capitole.

Aucune femme n’a été tuée

Photographe : Brian Hoffsis

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