Geneviève Legay prend la parole

A l’occasion d’une conférence de presse donnée à l’Hôpital de Cimiez à Nice, Geneviève Legay s’est exprimée aux côtés de ses avocats et des représentants syndicaux.

Le combat continue

Une première depuis le drame du 23 mars dernier. La sexagénaire niçoise et manifestante pacifiste a pris la parole face à la presse. Elle a fait un état des lieux de son état de santé à ce jour et a annoncé que le combat continue pour elle. « Le mouvement des Gilets Jaunes auquel je participe est un mouvement magnifique qui a su amener des revendications du peuple au grand jour. Nous ne lâchons pas la rue, nous ne lâchons pas les rond-points, nous restons déterminés encore et encore jusqu’à ce que l’on gagne. L’appel serait que tous ensembles nous nous regroupions dans la convergence des luttes. », a déclaré Geneviève Legay sur un ton ému mais déterminé.

Selon elle, Emmanuel Macron « nous méprise depuis 2 ans et s’enfonce dans la dictature ». Un rapport qui ne cesse de se détériorer depuis le premier acte des Gilets Jaunes. Elle répond au Président que « la sagesse c’est de résister en défendant la justice sociale ».

Une nouvelle plainte

Les avocats de Geneviève Legay parlent d’un conflit d’intérêt dans l’enquête puisque « la directrice d’enquête est l’épouse du commissaire, Rabah Souchi, chargé des opérations le jour des manifestations.  », et ajoute qu’une nouvelle plainte a été déposée par Geneviève pour subordination de témoins. Les avocats ont mis l’accent sur le fait que « Nice doit être considérée avec les mêmes règles et les mêmes lois qu’ailleurs en France ».

Le soutien des associations

A ce jour, une pétition lancée par l’association Attac France a recueilli 22 000 personnes autour des revendications suivantes :

  • Dépaysement de l’enquête
  • Démission du procureur et du préfet des Alpes-Maritimes
  • Démission du Premier ministre Philippe Castaner

Selon l’association Attac, il n’y avait « aucun droit d’interdire le droit à manifester à Nice. Les blackblocks sont à Paris et non à Nice  ». Un appel de dons permettant à Geneviève Legay de subvenir aux frais juridiques a également été initié par Attac, une cagnotte qui s’élève à 12 000 euros.

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Jane Doe

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