Génocide arménien : Malgré la pandémie, le devoir de mémoire reste vif !

Hier 24 avril, journée nationale de commémoration du génocide arménien, le confinement pour l'épidémie en cours a empêché la tenue des cérémonies en présence des autorités et des représentants de la diaspora arménienne qui compte en France près de 700000 personnes. Seul un brève réunion officielle a eu lieu en présence de membres du gouvernement , du corps diplomatique arménien et de l'église arménienne. Le président de la République Emmanuel Macron a adressé une lettre à son homologue Armen Sarkissian en lui signifiant ses sentiments de sympathie. A Nice , où les ressortissants arméniens ont trouvé refuge - et beaucoup de familles y vivent encore, on estime près de 5000 personnes- sur la colline de la Madeleine , Christian Estrosi a voulu faire part de ses sentiments : "En ces temps difficiles, plus que jamais, c’est par le cœur que nous tous, Niçois, d’Arménie et d’ailleurs, nous formons une seule belle, grande et fraternelle communauté !".

Le samedi 24 avril 1915, à Constantinople (note), capitale de l’empire ottoman, 600 notables arméniens sont assassinés sur ordre du gouvernement. C’est le début d’un génocide, le premier du XXe siècle.

Il va faire environ 1,2 à 1,5 million de victimes dans la population arménienne de l’empire turc (ainsi que plus de 250 000 dans la minorité assyro-chaldéenne des provinces orientales et 350 000 chez les Pontiques, orthodoxes hellénophones de la province du Pont).

Les Turcs n’ont jamais reconnu la caractère génocidaire de cette extermination, en le considérant un acte de répression d’activités révolutionnaires.

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