Immigration : La France n’est ni une forteresse ni une passoire

L'immigration est le thème principal, sinon exclusif, du débat politique en vue de la présidentielle. De grand replacement, à l'immigration choisie, aux quotas, tous les protagonistes y vont avec leurs recettes. Mais si on reste au factuel et on met de côté les préjugés et les effets de propagande, et on se tient aux chiffres, la réalité n'est pas la même ...

Et c’est l’OCDE - peu suspecte de militantisme en la matière - qui nous les fournit dans son rapport annuel.

Un trop plein ? Chacun est juge mais la France compte 10,2% de sa population qui est "née étrangère à l’étranger" soit certes 2 fois le niveau de 1946 mais moins que la moyenne actuelle de l’OCDE (13,6%). *

Une invasion ? Pas cette année en tout cas : en 2020, le nombre de migrants arrivés dans les pays de l’OCDE a diminué de 30% (-21% pour la France) et atteint un plus bas depuis 2003.

Un fardeau ? Selon les mots de l’OCDE : « Si on compte tout ce que l’État dépense sur les migrants, de la santé à l’éclairage public, en passant par la police et les allocations, et ce qu’ils contribuent, on va toujours trouver un écart de contribution budgétaire nette entre -1 et +1% du PIB. »

*Elle est en effet de 13,3 % en Espagne, 13,5 % aux Pays-Bas, 13,7 % au Royaume-Uni et 16,2 % en Allemagne. Il en est de même pour la proportion de la population née à l’étranger, qui est inférieure à celle de la plupart de ses voisins : 12,7 % contre 13,8 % aux Pays-Bas, 14,8 % en Espagne, 18,1 % en Allemagne, 19,5 % en Suède.

Partager

Laisser un commentaire