L’Appel du 18 juin, acte fondateur de la France Libre

Une commémoration du 79e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle aura lieu ce soir à 17h30 , place du Général De Gaulle en présence de Bernard Gonzalez, Préfet des Alpes-Maritimes, Philippe Pradal, Premier adjoint au Maire de Nice, Lieutenant-colonel Philippe Bocquet, Délégué militaire départemental des Alpes-Maritimes, Olivier Robaut, Conseiller municipal délégué aux Anciens combattants, Colonel (h) Marie-Christine Fix, Déléguée départementale des Alpes-Maritimes de la Fondation de la France Libre, Jean-Marie Ghibaudo, Président de l’Association des Amis de la Fondation de la France Libre des Alpes-Maritimes & de l'ensemble des Associations d'Anciens Combattants et Victimes de Guerre

En guerre contre l’Allemagne nazie depuis septembre 1939, l’armée française ne parvient pas à faire face à partir du 10 mai 1940 à l’offensive éclair des chars ennemis. Le colonel de Gaulle, qui cherche depuis plusieurs années à sensibiliser militaires et politiques à la nécessité de moderniser l’armée (en utilisant l’aviation et les chars), s’est illustré à la tête de la 4e Division cuirassée, en contenant notamment les Allemands à Abbeville (27-30 mai 1940). A 49 ans, Charles de Gaulle, tout juste nommé général de brigade à titre temporaire, entre le 5 juin dans le gouvernement présidé par Paul Reynaud, au poste de sous-secrétaire d’Etat à la Défense nationale et à la Guerre.

La situation en France est par ailleurs critique : des millions de civils fuient face à la débâcle militaire et l’avancée des troupes allemandes qui défilent à Paris le 14 juin. Le gouvernement français s’est installé à Bordeaux et le général de Gaulle est envoyé le 16 juin en mission à Londres pour demander au Premier ministre britannique des renforts maritimes et aériens. Alors que Winston Churchill accepte le principe d’une union franco-britannique, De Gaulle apprend à son retour à Bordeaux, la démission du président du Conseil Paul Reynaud, remplacé par le maréchal Pétain. Le « vainqueur de Verdun », très populaire auprès des Français, s’apprête à négocier les conditions d’un armistice avec l’Allemagne.

Refusant la défaite, De Gaulle retourne à Londres dès le 17 juin pour y poursuivre le combat.

Le 18 juin au soir, il s’adresse à la population française et lance un appel à poursuivre le combat, aujourd’hui considéré comme l’acte fondateur de la France Libre.

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