La Journée mondiale des réfugiés : un appel à la solidarité

Selon le rapport annuel de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, les guerres, les violences et la persécution ont propulsé les déplacements forcés dans le monde vers un nouveau record, avec 70,8 millions de personnes .*, soit une toutes les deux secondes - soit environ la population de la Thaïlande. On compte parmi elles presque 25,9 millions de réfugiés dont plus de la moitié a moins de 18 ans.

Face à ces déplacements de populations sans précédent, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés avait appelé en 2016 la communauté internationale à soutenir son travail et à se montrer plus solidaire avec les réfugiés.

Dans un monde où chaque jour la violence force des milliers de familles à fuir leur foyer pour survivre, il est crucial pour la communauté internationale de se montrer solidaire avec les réfugiés.

* dont 41,3 de déplacés internes ; 25,9 de réfugiés ( 20,4 relevant des compétences du HCR, 5,5 de palestiniens enregistrés auprès de UNRWA), 3,5 de demandeurs d’asile

Réaction de Robert Injey (PCF06) : Les réfugiés et la réalité des chiffres

Ce chiffre qui est la conséquence des conflits (souvent oubliés comme en Afrique) qui existent à travers la planète, s’ajoutant aux conflits existants (Palestine) et des incidences du réchauffement climatique. Mais contrairement aux thèses de la droite extrême et de l’extrême droite, il n’y a pas de « vague de réfugiés » en direction de l’Europe.

Les deux tiers des réfugiés (41,3 millions) le sont à l’intérieur de leur propre pays. Et sur les 25,9 millions de réfugiés dans un autre pays, quatre réfugiés sur cinq vivent dans un pays voisin du leur, donc essentiellement dans des pays en développement (dont 5,5 millions de Palestiniens). Et les pays qui accueillent le plus de réfugiés sont : la Turquie où est hébergée la plus grande population de réfugiés au monde (3,7 millions), suivie du Pakistan, de l’Ouganda, du Soudan et de l’Allemagne.

Nous sommes loin donc des théories xénophobes dont nous abreuvent les tenants du repliement et de l’Europe forteresse. M. Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, faisait le constat en présentant le rapport du HCR à Berlin : « On a derrière nous les élections européennes, on a des chiffres franchement gérables d’arrivées en Europe, c’est le moment d’affronter cette question. » L’Europe doit prendre ses responsabilités face au drame des réfugiés qui meurent en Méditerranée. La Journée internationale des Réfugiés, le 20 juin, et la marche organisée le 23 juin à Nice doivent être l’occasion de le rappeler avec force et détermination.

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