La stratégie de l’UE vers l’IA met la veilleuse à la reconnaissance faciale

"L’Europe ne doit pas renoncer à sa « volonté de protéger les valeurs fondamentales », a-t-elle fait valoir, parce que cette approche fait de [l’UE] l’un des endroits les plus attrayants qui soient pour vivre ». Avec ces paroles Ursula Von der Leyen a indiqué le cap de son action et , d'une certaine manière, à clôt le débat : « Nous devrions laisser les Chinois être des Chinois, nous ne sommes certainement pas doués pour cela. Il est donc préférable pour nous de rester fidèles à nos convictions ». Mercredi, la Commission européenne a présenté sa stratégie pour l'Intelligence artificielle (IA), bataille dans laquelle elle veut se lancer avec une approche éthique dont elle entend faire son marqueur et son atout : […] Nous encourageons une approche responsable de l'IA centrée sur l'homme », a insisté la présidente, Ursula von der Leyen.

L’identification automatique que permet la technologie de la reconnaissance faciale est illégale en vertu du régime de protection des données européen, a signalé la vice-présidente de la Commission chargée du numérique, Margrethe Vestager.

« En l’état actuel des choses, le règlement général sur la protection des données (RGPD)* indiquerait qu’il ne faut pas utiliser [la reconnaissance faciale], car on ne peut pas obtenir le consentement [des personnes visées] », a déclaré Margrethe Vestager.

Margrethe Vestager a toutefois ajouté qu’il existait certaines exceptions à cette règle, notamment lorsque la sécurité publique entre en jeu. Dans de tels cas de figure, le recours aux technologies de reconnaissance faciale devrait être autorisé pour que l’identification automatique des personnes soit légale, telle qu’elle figure dans le règlement général sur la protection des données (RGPD).

Un avis partagé par la CNIL, l’instance française de régulation des données.

*L’article 6 du RGPD précise les conditions selon lesquelles les données personnelles peuvent faire l’objet d’un traitement légal. Et l’une de ces dispositions stipule que la personne concernée doit donner son consentement explicite.

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