Le 75è anniversaire de la libération du camp de Auschwitz : le devoir de Mémoire ne suffit pas, il faut une mise en garde contre une rechute dans la pensée autoritaire

En ce jour de mémoire, on doit trop souvent enregistrer la présence sinueuse mais redoutable de l'antisémitisme dans des écrits, dans l'action politique , dans le quotidien. A la mémoire , il faut ajouter une vigilance accrue et l'éducation pour les nouvelles générations pour que l'indicible ne se répète jamais plus.

Auschwitz* est le plus grand complexe concentrationnaire du Troisième Reich, à la fois camp de concentration et camp d’extermination.*

Le camp de concentration, dirigé par les SS, est créé le 27 avril 1940 à l’initiative de Heinrich Himmler ; il est complété par un camp d’extermination (dont la construction démarre à la fin de 1941) et par un second camp de concentration destiné au travail forcé (créé au printemps 1942). Ces camps sont libérés par l’Armée rouge le 27 janvier 1945.

En cinq années, plus d’un million cent mille hommes, femmes et enfants meurent à Auschwitz, dont 900 000 le jour même de leur arrivée, en général par train. Sur l’ensemble des victimes, 90 % d’entre elles étaient juives, soit environ un million.

En raison de sa taille, Auschwitz est considéré comme le symbole des meurtres de masse commis par les nazis et plus particulièrement comme celui de la Shoah, au cours de laquelle près de six millions de Juifs furent assassinés.

*Il est situé dans la province de Silésie, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Cracovie, sur le territoire des localités d’Oświęcim (Auschwitz en allemand) et de Brzezinka (Birkenau en allemand), annexées au Reich après l’invasion de la Pologne en septembre 1939.

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