Le GIEC tire (encore) la sonnette d’alarme

La publication du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), hier, est un nouvel avertissement sur les risques liés au réchauffement climatique. Face au danger qu’il représente, serons-nous capables de changer ?

Cette fois, c’est clair. L’activité humaine a un impact prouvé sur notre planète. Les experts du GIEC ont pour la première fois émis avec force ce constat que certains refusaient d’admettre. Au rythme actuel d’émissions de gaz à effet de serre, 40 milliards d’émissions par an, il sera impossible de préserver la Terre de changements irréversibles et certainement catastrophiques pour l’ensemble des êtres vivants.

Le rapport du GIEC sobrement intitulé « Résumé à l’intention des décideurs » - rédigé par 234 scientifiques de 66 pays, à partir de l’analyse de plus de 14 000 études – détaille l’immensité de l’effort à faire. Implacables, les experts affirment que le seuil de + 1,5 °C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900) sera atteint à l’horizon 2030, soit dix ans plus tôt que l’hypothèse des précédentes projections. Sans concession et pour la première fois, les scientifiques identifient les humains comme « indiscutablement » responsables des dérèglements climatiques. Le respect des accords de Paris (COP21) parait aujourd’hui illusoire. En effet, les émissions ne cessent de croître.

Redéfinir la notion de croissance

En l’état actuel, le GIEC s’accorde à dire dans son rapport, qu’il faudrait redéfinir les mesures de la croissance économique. Le modèle actuel encourage la dépense énergétique en tout genre (énergies fossiles, déforestation, eau douce) ce qui nous conduit inexorablement vers une dégradation de l’environnement. Cela implique aussi que nous changeons totalement notre mode de vie en décarbonant au maximum les transports, la nourriture, la construction et même les voyages. Et surtout de passer la démultiplier car si une évolution semble poindre, elle reste très (trop ?) timide.

Focus sur la Côte d’Azur

Pour corroborer et mettre en lumière concrètement les efforts demandés pour préserver la Terre, prenons l’échelle azuréenne. L’impact de la tempête Alex et ses séquelles encore bien visibles dans l’arrière-pays, nous a dévoilé un échantillon des risques liés au changement climatique. Les catastrophes de ce type vont s’intensifier si on poursuit dans cette voie. Notre belle région est très peuplée donc très bétonnée. Les sols sont saturés et le tourisme actuel génère un impact environnemental très important.

Le projet d’agrandissement de l’aéroport de Nice est un exemple criant. Logique, si on se base sur l’attrait de notre région mais il aura un coût carbone élevé en plus des risques d’inondations en cas de déchainement de la nature.

Si l’amorce du changement viendra du sommet de l’Etat, le cas de ce projet et de son aboutissement ou non, reflète les problématiques auxquelles nous allons être confrontées. Poursuivre en misant sur un avenir incertain ou changer ?

La démocratie sert à ça. Reste à savoir si nous sommes prêts à modifier radicalement notre quotidien ? Si on suit les conclusions du GIEC, la réponse est clairement non pour le moment.

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Jane Doe

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