Le gouvernement a mis en place un panel de mesures visant à protéger les victimes de violences conjugales

En ces temps difficiles de pandémie de coronavirus, le confinement actuel a pour triste conséquence une hausse des violences conjugales et familiales. La situation exceptionnelle amène donc à des mesures exceptionnelles.

Toutefois, il peut être facile de s’y perdre. Voici donc un récapitulatif de toutes les solutions qui existent aujourd’hui contre les violences conjugales en ces temps de confinement.

Qui appeler en cas de violences conjugales ?

« Le 3919 est maintenu du lundi au samedi (9-19h) mais téléphoner n’est pas toujours facile quand vous êtes confinée avec un homme violent. La plateforme http://arretonslesviolences.gouv.fr 24/7j permet aux victimes & témoins de dialoguer avec un policier formé. »

La secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a également fait savoir qu’un numéro d’écoute pour les auteurs de violences est aussi mis en place.

“Nous créons le 08.019.019.11, ligne ouverte du lundi au dimanche, de 9h à 19h, en lien avec la Fédération nationale d’accompagnement des auteurs de violences (Fnacav). Le but est d’écouter les hommes qui se sentent au bord du passage à l’acte pour prévenir les violences, les éviter”, explique-t-elle.

“Le confinement vient percuter l’histoire familiale et personnelle de chacun. Cette situation crée parfois de l’anxiété, il y a moins d’exutoires et de soupapes de décompression, et ce, alors que dans les familles, l’école à la maison peut parfois exacerber les tensions”, avait-elle expliqué la semaine dernière dans la presse.

“Les écoutants sont des professionnels formés sur la question des violences conjugales, des facteurs de type alcool, stupéfiants, la gestion de la récidive etc. Il n’y a pas de honte à téléphoner, au contraire, c’est une action responsable que de se faire accompagner pour préserver sa famille de la violence”, souligne-t-elle.

Un dispositif pour l’éviction du domicile familial

De son côté, le ministère de la Justice a précisé qu’“une plateforme de logements” pour l’éviction des auteurs de violences conjugales va être lancée. Le “dispositif exceptionnel et temporaire” vise à rendre “efficiente l’éviction du domicile familial”.

Possibilité de se signaler à la pharmacie

Afin de permettre aux femmes victimes d’appeler à l’aide, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a expliqué qu’il avait été décidé de mettre en place un dispositif au sein des pharmacies pour alerter les forces de l’ordre.

Les 22.000 pharmacies du territoire ont reçu la procédure pour accueillir et aider les victimes de violences, en augmentation depuis la mise en place du confinement.

“Aujourd’hui (vendredi), tous les pharmaciens ont été informés de la procédure”, a déclaré à l’AFP Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine, estimant que “l’accueil va pouvoir monter en charge progressivement la semaine prochaine”.

Contre les violences sur les enfants, le 119

Les violences en confinement n’existent pas qu’au sein d’un couple. Les enfants peuvent malheureusement en payer les frais avec certains parents. À cette occasion, le Ministère de la Justice met en place un numéro dédié à la protection des enfants.

➡️ Restez vigilants et appelez le 119

Le 119, c’est quoi ?

➡️ Un numéro dédié à la protection des enfants en danger ou en risque de l’être
➡️ Appel gratuit
➡️ 24h/24 et 7j/7
➡️ N’apparaît pas sur la facture téléphonique

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