Le Parlement européen a voté le "certificat vert"

L'été approche : la course contre la montre est donc lancée pour instaurer un passeport sanitaire, rebaptisé « certificat vert », dès le mois de juin. C'est une urgence politique et économique pour le tourisme des pays du Sud, pour qui cette période est économiquement vitale.

Un pas important a été franchi mercredi avec la large adoption par le Parlement européen du projet dévoilé mi-mars. Dernière étape, le texte final du futur règlement dédié doit à présent être arrêté en « trilogue » avec le Conseil, fief des Etats membres. Parallèlement, les discussions techniques pour assurer l’interopérabilité des certificats - chaque Etat délivrera le sien - sont déjà bien avancées.

Concrètement, le certificat vert vise à garantir que son détenteur a été vacciné, qu’il a passé un test négatif il y a moins de 72 heures ou qu’il a déjà attrapé le virus et dispose encore d’anticorps.

Ce certificat ne sera pas rigoureusement obligatoire pour voyager : c’est un outil facilitant les déplacements par une reconnaissance mutuelle des vaccinations et des tests, mais il restera possible d’exercer son droit à libre circulation sans l’avoir.

Libre alors toutefois à chaque Etat d’imposer des restrictions à l’entrée (tests, quarantaines, etc.), ce qui est une forte incitation indirecte à jouer le jeu du certificat vert. L’Europe promet que ce dernier sera irréprochable sur le plan de la protection des données.

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