Le pass sanitaire mesure liberticide ?

Avec l’ignorance de ceux qui ne savent pas mesurer exactement l’ampleur de la question , l’honorable François-Xavier Bellamy , eurodéputé, a revendiqué ces derniers jours la liberté « sacrée et inviolable » de chacun face aux impositions de l’État en matière de santé.

La question est importante , puisqu’ elle concerne un des éléments fondamentaux de la coexistence civile, c’est-à-dire où se situe la frontière entre la liberté des individus et l’autoprotection de la communauté.

Les Romains, maîtres du droit, l’avaient condensé avec une efficacité fulgurante : Sub lege libertas, dura lex sed lex ». Marco Tullio Cicéron le développe dans la fameuse phrase : « Legum servi sumus ut libero esse possumus. » .

De toute évidence, l’Etat a le droit de subordonner le droit privé à un intérêt public supérieur.

C’est sur cette base légale que repose l’obligation des soins de santé lorsque la situation le justifie et qu’un acte administratif les légitime.

Dans l’essai « Sur la liberté » de John Stuart Mill (1806-1873), manifeste de coexistence civile pour une société libérale, l’auteur précise qu’un individu est libre de poursuivre ses propres intérêts tant qu’il ne nuit pas aux intérêts d’autres.

L’impératif catégorique kantien résonne en arrière-plan.

Karl Popper a résumé ce principe éthique par une métaphore : la liberté de mouvement de mon poing est limitée par la position du nez de mon voisin...

* La liberté est soumise à la loi, la loi est dure mais c’est la loi"

** "Nous sommes soumis à la loi pour pouvoir être libres"

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