Les troubles dans les quartiers sensibles : ça commence toujours par "E", ça ce lit échauffourées ou émeutes ?

Ces derniers jours, des échauffourées ont éclaté dans quelques quartiers "sensibles" de Strasbourg, Villeneuve-la-Garenne et Gennevilliers et autres. Il y a quelques temps la même situation s'est produite, à plus petite échelle, à Nice , dans les quartiers nord et aux Moulins. Le scénario est toujours le même : des bandes de jeunes jeunes bravent le confinement et se rassemblent , la police intervient et ça commence la "rumba" avec calliassement , pétard et autres objets lancé contre les policiers qui réagissent à leur tour. Face à ce problème récurrent - qui naturellement doit être réprimé - il y deux options pour les forces de l'ordre : limiter les dégâts en étouffant le feu ou renter dans le dur et propager l'incendie. De l'extérieur , il semblerait que le voix soit porté sur la première option. Bien sur, des voix et même de cris se lèvent pour dénoncer faiblesse et même complicité des autorités : pour ces exploitants de la situation en termes politiques , ces jeunes connards doivent être caricaturés et apparaître comme l'avant-garde de l'Horde d'or mongole. Dans leur langage , les troubles deviennent des émeutes, les objets lancés des armes !

Particulièrement sensible à cet argument, Eric Ciotti ( Monsieur Autorité ) qui a fait de l’ordre son fond de commerce , n’a pas manqué l’occasion : il a demande à Edouard Philippe "de décréter un couvre-feu et le déploiement en renfort de l’armée".

Le député évoque les "émeutes urbaines" survenues "depuis plusieurs jours" en France pour justifier cette proposition.

A se demander pourquoi il ne réclame pas la réactualisation de la loi promulguée en 1211 par l’Empereur du Saint-Empire Frédéric II (1194-1250) , dernier de la dynastie des Hohenstaufen , "Contra Jugolatores Obloquentes" , par la quelle il autorisait le peuple à prendre à coup de bâtons et même à tuer les fouteurs de troubles.*

Plus prosaïquement chacun pour soi , et à la baston !, comme aux bons vieux temps.

*termino ad quem scurrea contumelia sine vi foenae sanctione

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