Notre-Dame de Paris : Une mobilisation à la hauteur de l’émotion

Le pape François a appelé , dans un télégramme adressé à l’archevêque de Paris, à la « mobilisation de tous » pour que la cathédrale « puisse redevenir, grâce aux travaux de reconstruction et à la mobilisation de tous, ce bel écrin au cœur de la cité, signe de la foi de ceux qui l’ont édifié, église-mère de votre diocèse, patrimoine architectural et spirituel de Paris, de la France et de l’humanité ». Restaurer le bâtiment prendra « des années de travaux », a estimé le nouveau président de la Conférence des évêques de France (CEF), Éric de Moulins-Beaufort.

Après l’incendie qui a ravagé hier lundi Notre-Dame de Paris, la solidarité française et internationale s’organise pour financer la reconstruction de l’édifice multiséculaire. Une tâche qui s’annonce colossale au regard des dégâts.

Le président de la République Emmanuel Macron a déclaré dans la soirée de lundi qu’une souscription nationale serait lancée et que « bien au-delà de nos frontières, nous ferons appel aux plus grands talents (...), qui viendront y contribuer, et nous rebâtirons ».

De nombreuses collectivités, entreprises ont annoncé qu’ils participeraient à l’effort de reconstruction.

Une fiscalité avantageuse pour les entreprises mécènes

Depuis la loi Aillagon de 2003, destinée à favoriser le financement de la culture, les entreprises peuvent déduire 60% de leurs dépenses en faveur du mécénat, avec la possibilité de bénéficier d’un échelonnement de l’avantage fiscal sur cinq ans, dans une limite de 25% du don. Cette réduction fiscale peut même atteindre 90% lorsqu’il concerne l’achat de biens culturels considérés comme des « trésors nationaux » ou présentant « un intérêt majeur pour le patrimoine national ». La remise est alors appliquée dans la limite de 50% de l’impôt dû.

Cette mesure, qui signifie que l’entreprise ne contribue in fine qu’à 10% de son geste, ne peut en théorie pas s’appliquer à la reconstruction de Notre-Dame de Paris : cette extension a parfois été envisagée par le ministère de la Culture, sans aboutir.

Mais plusieurs voix se sont élevées depuis lundi soir pour pousser le gouvernement à favoriser une fiscalité la plus avantageuse possible.

De son côté, le Conseil français du culte musulman (CFCM), instance officielle représentative de l’islam en France, a lancé un appel aux dons auprès des musulmans de France, tout en exprimant « son immense tristesse » face aux plaies d’un « symbole du Christianisme » et « coeur de l’Histoire de France ».

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