Régionales : Les Républicains en pleine déconfiture, Hubert Falco annonce son départ

LR se saborde depuis 3 jours et hier matin le maire de Toulon Hubert Falco — Macron-compatible - annonce son départ des LR dénonçant un parti de sectaires.

Profondément vexé par les termes employés à son égard par Christian Jacob – « Tu as des amis malfaisants », a affirmé le patron de LR à Renaud Muselier lors de la séance du comité stratégique de lundi – l’élu varois fustige « les procès d’intention et les agitations du microcosme LR au niveau parisien » qui lui semblent « dérisoires et déplacés ».

Il estime dans un communiqué qu’il s’agit là « d’un rétrécissement de la ligne de ce parti qui en oublie les enjeux essentiels auxquels il doit répondre ». Refuser une alliance dans une région qu’il juge « sensible » lui paraît « irresponsable ». « J’ai été élu 18 fois, dont 12 fois au premier tour. Ces résultats, je les dois uniquement à mon travail et à la confiance que m’ont faite les électeurs. C’est à eux que j’ai à rendre des comptes et uniquement à eux, n’en déplaise aux tenants de la ligne “jacobine” de ma formation politique », écrit M. Falco.

Dans le collimateur , le député Eric Ciotti qui défend une ligne orthodoxe qui exclue toute alliance au premier tour électoral mais dont le regard va ostensiblement vers la droite extrême, direction Marine Le Pen : " Ce qui nous différencie globalement du RN, c’est notre capacité de gouverner" . Un définition alambique, vu que depuis 2012 les électeurs en ont décidé autrement et que lui-même a été en première file pour soutenir des candidats et leur programme ,qu’à l’épreuve des faits, n’a pas convaincu.

En fait, par défaut d’un leader qui ait la capacité de réunir sous son nom des troupes si hétérogènes comme il avait fait Nicolas Sarkozy en 2007, le mouvement patauge entre des positionnements alternatifs ( les "convergences parallèles" entre l’extrême droite et le centre ) , obligé à jongler avec les baronnies locales qui assurent un pouvoir local qui , grâce au système électoral, se reflète au Sénat et par ricochet sur la politique nationale. Mais puis en reste là.

Forts de leur enracinement local , Renaud Muselier, Hubert Falco et Christian Estrosi peuvent très bien se passer de l’investiture de LR, le "soutien" leur suffit largement et aucun représentant de la mouvance de droite orthodoxe n’est en capacité de se présenter contre eux dans une élection locale.

D’ailleurs, ce même Eric Ciotti , qui pourtant avait fait des mains et des pieds pour être une alternative à Christian Estrosi à la mairie de Nice , a du renoncer à son ambition et faire un repli tactique après des mois de campagne électorale "officieuse" pour éviter une déception grave.

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