Isabel Otero, une "Femme Flic", "en quête d’intégrité"

Elle a été durant deux années la Lieutenant Hélène Vallon dans « La Crim' » (actuellement diffusée sur France 2 le vendredi soir). Isabel Otero est la seule femme à avoir tourné trente épisodes pour une série. Depuis 2005, elle joue le rôle d'un commissaire de police dans « Diane, Femme Flic » sur TF1. Oui, la belle et souriante Isabel a un faible pour la Police ! Le 28 juin dernier, le commissaire Otero nous a interpellé au Karément pour un interrogatoire professionnellement complice.

Nice-Première : Diane, qui est Isabel Otero ?

Isabel Otero : Quelqu’un de perpétuellement en recherche. Toujours en mouvement qui s’intéresse de plus en plus à l’être humain. Elle a démarré en s’intéressant à l’être humain par rapport à elle-même et ensuite en s’intéressant aux autres. C’est quelqu’un qui est en quête d’intégrité qui a un vrai penchant pour la nature et qui est entrain d’assouvir.

N-P : Qu’est ce qui vous attire dans la nature ?

I.O. : La paix. (Sourire ) Je suis une contemplative même si je suis toujours en mouvement. J’ai besoin à un moment donné de m’arrêter, de contempler. J’ai défini plusieurs paramètres et j’ai cherché un endroit avec ces paramètres : Un endroit qui dominerait le paysage.

N-P : Mer ou Montagne ?

I.O. : C’est la montagne qui au loin, on aperçoit la mer mais je suis à 800 mètres d’altitude. C’est un peu un nid d’aigle et c’est un endroit de paix. Il n’y a rien. J’attends toute la journée la rumeur qui ne vient pas.

© TF1
Hassan Koubba, Isabel Otéro, Joël Zaffarano & Vanessa Guedj

N-P : Que pensez-vous de la rumeur ?

I.O. : La rumeur ne m’intéresse plus.

N-P : Et des journalistes ?

I.O. : Je n’en pense rien. Mon grand-père était un extraordinaire journaliste pendant la guerre civile en Espagne. Il faisait extrêmement bien son travail. Alors qu’est-ce que je pense des journalistes en général ? Quand ils font bien leur travail, j’en pense que du bien mais certains font mal leur travail, ils n’écoutent pas. Sinon, je n’ai rien contre les journalistes. C’est un très beau métier le journalisme quand on est intègre.

N-P : Quel a été votre premier rôle ?

I.O. : (Sourire) J’avais 10 ans et je tenais le rôle du Soleil dans le poème de Prévert. « L’enterrement des feuilles mortes ». « Et voici le soleil qui passe dans le ciel ... ». (Sourire)

N-P : Vous êtes un soleil ?

I.O. : Oui, je crois, des fois. (Sourire)

N-P : Et la police ? Vous en pensez quoi ?

I.O. : Je n’aime pas spécialement la police. Je n’ai pas d’affinité avec elle. Je trouve qu’elle est importante, indispensable mais je n’aime pas les états policiers. La police est importante pour gérer une communauté, il en faut ; mais l’état policier : Non.

N-P : La police amène la paix.

I.O. : Elle devrait amener la paix.

N-P : Vous soutenez une association ?

I.O. : Il y en a une mais elle ne fait pas assez appel à moi. Donc je ne sais pas si je vais aller ailleurs. En général, je suis prête à soutenir. Cette association, je la soutenais de façon un peu affective mais je suis prête à soutenir beaucoup d’associations concernant les enfants. Green Peace m’a proposé de défendre les arbres mais je préfère défendre les enfants.

N-P : Si vous étiez un arbre, lequel seriez-vous ?

I.O. : Un cèdre. (Sourire)

N-P : Pourquoi ?

I.O. : Parce que ça vit vieux. On dirait que le cèdre n’a pas besoin de la main de l’homme pour se sculpter. Il le fait tout seul. On a toujours l’impression qu’il est ...

N-P : Beau ?

I.O. : Oui, c’est vrai. Il embrasse le ciel le cèdre. Un chêne, par exemple, c’est une grosse boule avec un tronc, le sapin, il me fait penser à un chapeau pointu, l’érable, il a l’air fragile. Le cèdre ... (Sourire)

N-P : A vous entendre parler, on a l’impression que vous êtes une passionnée ?

I.O. : oui, je suis très passionnée.

N-P : Et qu’est ce qu’il vous passionne autant ?

I.O. : D’abord l’homme. Si je devais donner un trait de caractère le plus révélateur, ce serait l’humanisme en règle général. J’aime les gens et c’est aussi pour ça que je fais ce métier. Parce que je trouve ça passionnant d’aller chercher ...

N-P : De s’inviter chez le téléspectateur ?

I.O. : De s’inviter et d’inviter des gens à vivre à travers vous. Quand on est comédien, on invite des gens vers vous. Moi, j’aime ça. J’ai commencé en faisant du théâtre et fondamentalement c’est ça qui fait que j’aime ce métier : Prendre des choses chez les gens. Je trouve les gens passionnants. Dès qu’il s’agit d’injustice, je suis la première à me lever. Quand des gens se rassemble sous un étendard commun contre une injustice, je suis la première à pleurer par exemple.. C’est de ça que je parle quand je parle d’humanité.

N-P : En ce moment, vous êtes une des héroïnes des séries policières de TF1 "Diane, femme flic". Maintenant, est ce qu’Isabel pourrait nous parler de Diane ?

© TF1
Laurent Gamelon & Isabel Otéro



I.O. : C’est une femme flic qui est un peu atypique dans le sens où elle travaille avec son mari. C’est ce qui m’a plus dans la série. Elle m’a fait penser idéalement à Catherine Hepburn dans « Madame Porte Culotte ». C’est un couple qui travaille ensemble et qui ramène les problèmes de travail au lit. La comparaison est sublimée parce que c’est un film tellement sublime et magnifique et eux sont extraordinaires donc je ne vais certainement pas me comparer à Catherine Hepburn. Mais bon, il y avait un côté comme ça de mélange : de gros ours et de jeune femme mutine qui me plaisait. Sinon c’est plus de la comédie que de l’action, c’est aussi ça qui me plait. Diane est un personnage plutôt léger et ça ce n’est pas pour me déplaire parce que j’ai fait des personnages très dramatiques, ça me fait du bien.

N-P : Diane n’est pas prête de s’arrêter alors ?

I.O. : (Sourire) On a deux épisodes à la rentrée en septembre. L’année prochaine, on en fait quatre et après on verra. Six épisodes c’est sûr (Sourire).

N-P : Quel rôle aimerez-vous interpréter ?

I.O. : Plein (Sourire)

N-P : Au théâtre ou au cinéma ?

I.O. : Plein, j’aime bien ce métier, je voudrais faire plein de choses. (Sourire)

N-P : Le théâtre vous attire ?

I.O. : Oui, je vais essayer de faire du théâtre pour 2007. Il y a une pièce auquel je tiens et j’essaie de la défendre. Elle s’appelle : « Coup de cœur ». ça n’a jamais été joué pour l’instant. C’est une création.

N-P : Pour terminer, si je vous dis « Premier » ou « Première », à qui ou à quoi pensez-vous ?

I.O. : A ma fille, Anna.

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Jane Doe

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