G7 : La demande écologique face à la démographie et l’économie : la martingale est-elle possible ?

Suite au G7 de Biarritz, quelques réflexions s'impose... Compte tenu de l’évolution démographique, si l’Europe veut obtenir une économie plus performante permettant un niveau de vie correspondant à l’attente de beaucoup de ses concitoyens, notamment les plus pauvres, les moins aisés, il serait urgent de travailler plus et plus longtemps tout en améliorant les systèmes de production, de transport, de consommation, diminuer la pollution…Ce qui va totalement à l’encontre de la demande écologique. L’écologie veut couronner le tout pour nous pousser à nous restreindre et même travailler moins pour sauver la planète. Ces trois éléments tels qu’ils sont envisagés, sont totalement inconciliables entre eux pour rendre l’Europe performante pouvant apporter un bien-être tant espéré, la rendre prépondérante et influente au niveau international.

Les différents mouvements voudraient d’un commun accord que chacun consomme moins, plus local, plus « propre », ce qui peut sembler logique pour le climat, la pollution. Mais que deviendront les différentes industries et intermédiaires, transports…qui travaillent pour la France entière, l’Europe et même le monde ?

Est-ce que tous les salariés seront aptes ou d’accord pour accepter tous ces changements : d’emploi, de lieu de poste, de fonction, de travail. Les structures nouvelles locales ou régionales apporteront elles un nombre d’emplois suffisant pour pallier aux fermetures de sites. Là est toute la question.

Toutes les actions telles que ne plus prendre l’avion, ne plus manger de viande, de poissons, de produits venant hors de France et même hors de sa région vont dérégler complètement l’organisation existante des flux, produits, etc…

Pour compléter ces changements, l’Institut de Technologie de Karlsruhe (Allemagne) préconisent pour sauver la planète, de travailler un maximum de 5h30 par semaine ! Ce dernier énonce que si la durabilité écologique nécessite une baisse générale de la consommation, alors l’augmentation du temps de loisirs n’est pas tant un luxe mais une urgence.

Il est intéressant de rappeler que presque tous les déficits et dettes de chacun des pays, proviennent en grande partie du vieillissement de la population et d’une quantité de travail qui a diminué ! Les différences entre pays s’analysent facilement entre ces deux critères. Par exemple, l’Allemagne qui a moins diminué que la France son temps de travail, qui a pris des mesures pour l’augmenter depuis plus d’une décennie, a vu son économie redevenir positive.

Alors comment réagir chaque devant ces trois impératifs contradictoires ?

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