Les lieux communs en politique : tous pourris sauf le maire !

A quelques mois des municipales ( mars 2020), ce sondage met du baume au coeur aux nombreux candidats qui ont l'ambition de devenir les premiers édiles de leur commune. En plus du pouvoir, ils auront aussi l'estime de leurs administrés. Qui dit mieux !

Un sondage récent révèle que les Français ont une opinion négative sur leurs élus et le personnel politique tout en plébiscitant à 80% les maires. C’est une double erreur d’appréciation.

Tout d’abord, il faut bien avoir conscience qu’une très grande majorité d’élus de tout bord sont intègres et font de leur mieux pour servir l’intérêt général. Mon expérience personnelle en la matière n’est pas mince et je peux témoigner que j’ai souvent été impressionné par le niveau d’investissement de nombreux élus.

Mais bien sûr il y a des exceptions (forcément trop nombreuses) à cette intégrité et des pratiques contestables et parfois illégales qu’il n’est pas question de considérer comme résiduelles et normales.

Mais plutôt que les députés et les sénateurs sans réels pouvoirs directs, ce sont les maires (des villes comme des champs) qui peuvent le plus souvent se trouver en situation border line. Et cela pour au moins trois raisons :

Le maire est le chef du personnel communal et les risques de favoritisme existent (l’emploi familial est une réalité).

Le maire contrôle l’urbanisme et les risques de dérives ne sont pas négligeables (souvenons-nous du scandale des permis de construire accordés en zone inondable).
Le maire est un gros pourvoyeur de subventions avec des critères d’attribution souvent flous qui peuvent conduire à des inégalités pas toujours liées à l’intérêt général.

Cela dit tout cela n’empêche pas d’aimer "son" maire : les Niçois aimaient leur maire Jacques Médecin, les habitants de Levallois-Perret aiment Patrick Balkany. Et quand on aime, on ne compte pas.

Patrick Mottard

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