Assemblée départementale : une séance historique au sens péjoratif du terme...

Hier s'est tenu à la fois en visio conférence et en présentielle (afin de respecter les règles sanitaires) la dernière assemblée plénière du Conseil départemental de cette année 2020. Une année dont il va falloir rapidement tourner la page tout en anticipant les effets néfastes qu'elle aura sur la situation globale du département des Alpes-Maritimes !

"2020 aura été terrible ! Et comme beaucoup d’entre vous j’ai hâte que nous tournions la page d’une période sombre", amorçait Charles-Ange Ginésy en préambule de cette ultime assemblée plénière départementale de l’année. Tempête Alex, attentat de la basilique Notre-Dame, coronavirus... les facteurs qui ont affaibli la santé financière du département sont nombreux. C’est d’ailleurs hier qu’a été voté à l’unanimité (comme la grande majorité des délibérations) le budget primitif 2021. Il sera de 1,578 milliards d’euros contre 1,429 milliards d’euros en 2020. Une forte hausse qui s’explique par les différents points "imprévisibles" nécessitants un soutien financier forts pour les populations.

La tempête Alex oblige le département à investir à la hausse le montant total des dépenses d’investissement qui est ainsi porté à 350 millions d’euros, en partie financé par l’emprunt exceptionnel de 200 millions d’euros mobilisé à cette occasion. Si le président du Conseil départemental a souligné et remercié son homologue de la région PACA, Renaud Muselier pour sa participation à hauteur de 50 millions d’euros dans la reconstruction des vallées, le député Eric Ciotti s’est montré critique vis-à-vis du Gouvernement concernant les aides promises par le chef de l’État quelques jours après la catastrophe (dont l’attenante des montants définitifs ne sont pas encore connus) mais surtout vis à vis de la crise liée au coronavirus : "globalement, par rapport à cette crise, nos collectivités ne sont pas soutenues par l’État [...] Il n’y a pas un euro d’aide de l’État par rapport aux 100 millions d’euros que nous avons perdus et aux 50 millions d’euros de dépenses que nous avons réalisés."

Des paroles saluées par la totalité des conseillers départementaux qui ont montré leur soutien le plus total dans le vote de ce budget primitif. "Il faut avant tout éviter que les vallées de la Vésubie et la Roya se désertifies, que les habitants qui ont perdu leurs habitations ou entreprises soient tentés de partir ou pour ceux qui ont tout perdu de ne plus revenir", expliquait d’une même voix Marie Louise Gourdon en référence aux propos du président Ginésy.

Même chose du côté du front de gauche qui souligne néanmoins un point de vue différent dans la manière d’aborder ce vote : "La présentation du budget que nous examinons aujourd’hui aurait pu être retardée en raison des incertitudes qui pèsent sur les moyens que nous pouvons réellement attendre de l’État en matière de soutien à la reconstruction des vallées sinistrées. Son maintien avant la fin de l’année manifeste, à l’inverse, une volonté que nous partageons, de prendre des engagements forts face à l’attente, tant de ceux qui souffrent des conséquences de la pandémie de la COVID19 que de ceux qui vivent des situations très difficiles du fait des dégâts causés par les intempéries aux biens privés comme aux équipements publics", soulignait Francis Tujague.

Toujours est-il qu’il va falloir en passer par des moments de difficultés économiques inédites qui ramèneront le département des Alpes-Maritimes dix ans en arrière.

Photo d’illustration du Conseil départemental du 6 novembre 2020

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Jane Doe

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