Bernard Gonzales : "ils ne passeront pas !"

Les hommages à Samuel Paty, assassiné le 16 octobre, à proximité du collège ou il enseignait l'histoire-géographie, se sont multipliés ce mercredi. Une cérémonie a été organisé sur le parvis du département en présence du président du conseil départemental, Charles Ange Ginésy et du Préfet des Alpes-Maritimes Bernard Gonzales.

Extrait du discours de Charles Ange Ginésy : "c’est actes de terreur, qui visent nos libertés, nos valeurs, notre mode de vie, notre identité française n’atteindront jamais les fondements de notre République Française. Samuel Paty est mort d’avoir voulu appliquer le programme d’éducation morale et civique en classe de 4e, d’avoir montré à ses élèves deux représentations satiriques de Mahomet, d’avoir enseigné le débat, la liberté de conscience et l’esprit critique qui forment nos adolescents à leur futur rôle de citoyen libre, pour leur avoir offert la capacité intellectuelle de déceler toutes les formes d’oppression morale et d’y résister. Continuons à soutenir l’instruction et l’éducation de notre jeunesse, la presse libre, la liberté d’opinion et d’expression. Le peuple français en à -ras-le-bol" de cette insécurité permanente, de ces atteintes à la liberté , à l’intégrité physique des françaises et français, de ces crimes, de ces assassinats sous couvert de la religion, ne cachant par là qu’un extrémisme... Aujourd’hui, il faut cesser de parler, il faut agir !"

"Aujourd’hui, je veux avoir une pensée pour ses proches, pour sa famille, dont certains membres vivaient dans notre département. Je veux pouvoir leurs dire qu’ils ne passeront pas. Non, nos ennemis ne passeront pas ! Ils ne passeront pas car les libertés des citoyens ne sont pas négociables. Ils ne passeront pas car il ne sera jamais admissible qu’un agent de l’État soit assassiné en accomplissant son devoir. Quelles que soient leurs différences d’origines ou de croyances, nos concitoyens sont unis pas des valeurs, une histoire et un destin. Et c’est bien cela qui dérange nos ennemis. C’est bien ça qui leurs fait peur. Que la République puisse être un projet humain, commun et fraternel la ou ils ne veulent que désunion, séparatisme et isolement", a souligné avec vigueur Bernard Gonzales.

Charles Ange Ginésy (à gauche) et Bernard Gonzales (à droite) ont salué la mémoire de Samuel Paty, un enseignant intègre de 47 ans, passionné par son métier qu’il enseignait dans un quartier calme des Yvelines à Conflans-Sainte-Honorine.

Près de 450 personnes dont des élus, des fonctionnaires..., étaient présents sur le parvis de l’hôtel du département, unies et soudées au moment de rendre hommage à Samuel Paty par une minute de silence puis d’entonner la Marseillaise pour proclamer haut et fort notre fierté d’être français !

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Jane Doe

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