Bernard Gonzalez : "essayer d’échapper au pire"

Placé en zone d'alerte renforcée depuis bientôt une semaine, le département des Alpes-Maritimes doit faire face à de nouvelles mesures pour lutter contre la propagation du coronavirus. Bernard Gonzalez est donc revenu sur ces annonces afin d'expliquer ses choix et montrer son soutien aux professionnels impactés.

Si l’essentiel des mesures évoquées hier par le Préfet avaient déjà été mises en place, certaines d’entre elles vont durement toucher différents secteurs d’activités. Des décisions pas évidentes à prendre, mais nécessaires car, "il faut tout faire pour retrouver une vie normale dans les meilleurs délais et essayer d’échapper au pire", alerte M. le Préfet. "Nous avions déjà pris les 3/4 des mesures qui sont demandés dans d’autres départements. Cela nous a permis de faire diminuer les taux d’incidence et de positivité. Il faut que l’on continu sachant que c’est encourageant, mais néanmoins, nous devons désormais absorber cette vague d’hospitalisation."

Bernard Gonzalez a également eu une attention pour les professionnels touchés par les nouvelles mesures comme les barmans et les gérants de salles de sport : "Je suis conscient de l’impact économique, psychologique sur les chefs d’entreprise, ces hommes et ces femmes qui travaillent dur pour gagner leur vie."

Afin d’accompagner les secteurs d’activité les plus touchés, le Préfet assistera dans la semaine à plusieurs réunions CODEFI (COmité Départemental d’Examen des problèmes de FInancement des entreprises) ayant pour but de mettre en œuvre des mesures industrielles, sociales et financières pour assurer le redressement des entreprises, le maintien des emplois et une contribution au développement économique. "Nous aurons un CODEFI spéciale tourisme où nous allons avec les professionnels et l’ensemble des services de l’État, d’abord décliner le plan que le ministre Le Maire a exposé vendredi avec les mesures de chômage partiel et d’accompagnement financier. Une autre réunion aura également lieu pour les responsables des salles de sport qui vont se retrouver confronté a des difficultés. On aura un suivi étroit de ces professionnels."

Christian Estrosi dénonce des incohérences

Le maire de Nice a dans un communiqué regretté que l’État n’est pas adhéré à la solution alternative proposée. "Il est incontestable que le virus circule activement à un niveau inquiétant sur l’ensemble du territoire national, notamment avec un taux d’incidence alarmant chez les plus de 65 ans. Nous nous réjouissons, que l’activité des restaurateurs, qui se sont montrés exemplaires durant la crise, ne soit pas remise en cause. Cependant, nous prenons acte, malgré le protocole sanitaire renforcé proposé par la Ville de Nice pour maintenir certaines activités, que ce dernier ait été rejeté par les services de l’État et nous le regrettons. Je dénonce ici, face à un combat qui doit être continu et livré avec justice et équité, des décisions qui vont priver certaines activités pourtant parfaitement organisées sur un plan sanitaire, alors même qu’en parallèle, d’autres n’ont pas ce niveau d’exigence et sont autorisées. Je dénonce cette incohérence, cette situation de désordre dans laquelle plus personne n’arrive à suivre. À l’image des piscines, qui vont être autorisées à ouvrir alors que les vestiaires collectifs sont interdits, des rassemblements limités à 10 personnes sur la voie publique alors que les événements sont autorisés jusqu’à 1 000 personnes, la fermeture des bars à 22h alors que d’autres lieux ouverts peuvent générer des affluences... Il est essentiel que le gouvernement apporte de la clarté et de la transparence. L’annonce récente du porte-parole du gouvernement de publier chaque jour les indicateurs de suivi de l’épidémie de conoravirus va dans le sens de ce que la population attend."

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Jane Doe

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