Bilan mitigé pour l’immobilier niçois en 2019

La chambre de commerce et d’industrie (CCI) a organisé la traditionnelle conférence les différents acteurs immobiliers de la métropole niçoise afin de tirer un bilan de l’exercice 2019.

L’observatoire immobilier d’habitat, emmené par son président, Jean-
Marie Ebel dresse un bilan 2019 mitigé. « Pour 2020, nous avons des objectifs ambitieux malgré une année 2019, qui en terme de construction, n’est pas une réussite » intronise le président.

Face aux oreilles attentives de la sénatrice, Dominique Estrosi, les acteurs privés et publics, ce sont succedés au micro. Une année record pour le marché de l’existant. 15 323 ventes avec pour 70 % d’entre-elles, un prix inférieur à 4 000€ le m ² . Une évolution de 12 % par rapport en 2018.
Faible construction au prix fort

Dans une région déjà très dense, les solutions de constructions sont rares. « Les élections ralentissent les projets, malheureusement ce ne sont jamais les bonnes séquences. On fait du surplace » peste Mathieu Marin, président du syndicat des architectes.

Suivi, par ​Marc Raspor « Nous avons connaissance des enjeux spécifique de la capitale azuréenne. Mais, les pouvoirs publics nous suivent pas. Toutes ces normes freinent notre créativité. On a besoin d’une urbanisation de projets et non de normes ».

Des doléances entendues par la sénatrice qui abondent dans ce sens « La construction surélevée marquerait un profond changement de paradigme. C’est une idée à approfondir. Nous avons déjà, la réussite de l’Éco-Vallée même si on constate un manque d’aménagements. La politique comptable de Bercy ne nous facilite pas la tache. Pourtant, ça leur rapporte 35 à 45 milliards d’euros ».

Mais là, où le bas blesse, c’est dans le prix de l’immobilier. Avec, un prix moyen de 5 600 € le m ² , le marché est en stagnation. Une étude commandée par l’observatoire démontre que le prix acceptable des foyers actifs ne dépasserait pas les 4 500 € , bien loin du prix actuel. De plus, on recense un besoin de 5 000 logements par an pour 3 900 biens construit l’an dernier. « Il faut oser la densité » clôture Dominique Estrosi.

La problématique de demain : l’écologie

Malgré l’émergence de l’éco-vallée, l’impact écologique reste considérable. La problématique écologique qui s’insère dans un développement économique d’urbanisation est au centre des débats. « Le bilan carbone est édifiant. Il faut 40 ans pour voir les premiers effets de nos choix. Nous nous fixons donc comme objectif, la neutralité carbone pour 2050 » assène Patrick Guibbolini, directeur du développement territorial.

Pour cela, la multiplication de panneaux solaires, ainsi que l’usage d’énergies à faibles émissions de gaz à effet de serre sont préconisés. La végétalisation de l’espace public et le développement des transports sont aussi des pistes étudiées. À l’heure actuelle, les municipales bloquent de nombreux projets. Une fois ces dernières passées, on devrait constater un regain de compétitivité.

Enfin, le président de l’observatoire, Jean Marie Ebel, appelle aux dialogues afin d’accroître la productivité de logement plus écologique et moins cher afin de soutenir l’attractivité du département.

Vianney Masse

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