« Capote de verre » et QR code contre le GHB

400 000 couvercles de verre anti-drogue vont être distribués par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur aux établissements de nuit pour lutter contre les agressions sexuelles. En parallèle, le gouvernement à travers la voix de sa ministre déléguée chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa lance une campagne de prévention anti-GHB.

On la surnomme « la drogue du violeur », elle est inodore et incolore et fait perdre la mémoire en plus d’endormir la personne qui l’ingère. Si elle peut être utilisée à des fins récréatives, elle peut aussi servir à des visées malveillantes. En automne, le hashtag BalanceTonBar s’était propagé sur les réseaux sociaux. Parti de Belgique, le mot-dièse a trouvé son écho en France. Les témoignages y dénonçaient des violences subies dans les établissements de nuit et notamment l’utilisation du GHB.

Fermées depuis le 10 décembre, les boites de nuit ont réouvert mardi 15 février. Pour lutter contre les agressions sexuelles, la région PACA distribue des « capotes de verres » pour protéger les boissons. Pour Renaud Muselier, le but est d’accompagner « les professionnels de la restauration, de la nuit, mais aussi les associations de jeunesse engagées dans la prévention en soirées », comme il le précise dans un communiqué.

« Ce dispositif simple s’adapte à tous les verres, rendant impossible l’ajout d’une quelconque substance ». La Région en avait distribué 60 000 en mars et avril dernier.

Affiches et QR codes

Une affiche au fond orange et un message « Drogué(e) malgré moi » en lettres blanches. Tels sont les posters qui seront affichés dans les toilettes des établissements de nuit. Ce dispositif s’inscrit dans la campagne de prévention anti-GHB. Les boites de nuits et bars partenaires de l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie recevront des dépliants et des affiches.

Sur les affiches il y aura un QR code qui renvoi a un tchat en ligne qui permet un échange avec un policier ou un gendarme spécialement formé à la plateforme « arretonslesviolence.gouv.fr ». Ils seront disponibles 24 h/24 et 7 j/7. En tout, c’est 65 forces de l’ordre qui seront à l’écoute des victimes, 32 policiers et 33 gendarmes.

Mardi 15 février, Marlène Schiappa a fait plusieurs annonces dont le lancement du protocole « viol ». Les victimes de GHB seront aussi conduites à l’hôpital qui réalisera des prélèvements toxicologiques, le but est d’éviter un risque de décompensation brutale. Les professionnels issus du milieu de la nuit recevront également des formations délivrées par les forces de l’ordre ou de la brigade des stupéfiants pour les aider à mieux repérer les individus qui pourraient avoir drogué une personne.

Dans un communiqué, le ministère précise que : « L’usage de la drogue du violeur constitue désormais une circonstance aggravante en matière de viol et d’agressions sexuelles ».

Crédit photo : Frank Muller

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