Charles-Ange Ginésy : "Je demande au Gouvernement de sauver la montagne française en rouvrant les remontées mécaniques !"

Le gouvernement doit statuer ce mercredi en conseil de défense sur la possible ouverture des remontées mécaniques début février. Mais plusieurs médias affirment que la décision est déjà prise.

Et pour cause : fin novembre, Emmanuel Macron avait conditionné le redémarrage des remontées mécaniques à un objectif de 5000 contaminations quotidiennes. Ces jours-ci on est à environ 20.000 cas par jour. Problème : les vacances de février approchent et elles sont cruciales pour l’économie déjà sinistrée du monde de la montagne. Cette quasi-certitude a mis le feu au poudres des opérateurs économiques et des élus locaux qui, ça va sans dire, les supportent.

En première file, Charles-Ange Ginésy, président du Conseil Départemental , lui même élu du haut-pays et professionnel de la filière sky :

"Sans attendre l’annonce officielle, les médias nationaux font état d’une décision ne permettant pas l’ouverture des domaines skiables pour les vacances de février, condamnant d’ores et déjà l’ensemble de la saison hivernale. Avec les acteurs de la montagne – Association Nationale des Maires de Stations de Montagne, Domaines Skiables de France, Syndicat des Moniteurs, nous avons travaillé pour accueillir les vacanciers dans des protocoles sanitaires stricts, ainsi que la mise en place des tests de dépistage et des antennes de vaccination contre la Covid-19.

Les décisions successives du Gouvernement conduisent à une absurdité sanitaire avec la concentration des clients sur les places des villages et dans les cœurs de station. Ouvrir les remontées permettrait une dispersion des visiteurs. De plus, le couvre-feu à 18h génère des retours massifs sur le littoral sur une même plage horaire. C’est complètement incohérent !

Avec ces décisions, le Gouvernement condamne nos stations à une année blanche. C’est un pan entier de l’économie qui est touché. Les commerces, restaurateurs, hôteliers, hébergeurs des stations de montagne et fonctionnaires des stations de montagne ne s’en remettront pas, les budgets des collectivités ne le supporteront pas. Toute la montagne est dans une profonde incompréhension."

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