Christian Estrosi craint la mise en place de nouvelles mesures anti COVID

En préambule du lancement du nouveau dispositif « Booster Commerces Nice Côte d’Azur », le maire de Nice a une nouvelle fois évoqué devant les chefs d'entreprises son incompréhension face à la mise en place certaines mesures par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la COVID-19.

Christian Estrosi n’a toujours pas digéré la mise en application de la fermeture des salles de sport ainsi que celle des bars qui sont dans l’obligation de fermer rideau à 22 heures. Des mesures qui dureront au moins jusqu’au 12 octobre et plongent une nouvelle fois des secteurs d’activités déjà en grande souffrance dans une situation toujours plus critique. "Nous avons eu un été qui dans un certain nombre de domaines d’activités a apporté un peu de baume au cœur [...] mais tout cela est en train de voler en éclats", déplore le président de la Métropole Nice Côte d’Azur.

Il avoue également avoir du mal comprendre certaines mesures prisent par le gouvernement et alerte même sur la possibilité de voir de nouvelles dispositions apparaître dans les prochains jours : "nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles décisions. Lorsque l’on voit celles qui sont prisent dans d’autres régions comme en Île de France, même si nous ne paraissons pas pour l’instant, et je m’en réjouis, identifié comme étant parmi les quatre ou cinq Métropoles où les signaux d’alerte sont tirés."

"On va chercher des noises à des activités qui sont plutôt bien tenues, mais ça ne dérange personne de montrer les images du RER B à Paris à 7 heures du matin, de certaines grandes surface sur les Champs Élysées, sur l’avenue Jean Médecin à Nice ou sur la Canebière à Marseille où on fait du grand n’importe quoi", regrette le maire qui souligne un accroissement du phénomène d’incompréhension de la situation chez les citoyens et un manque de concertation avec les services de l’État depuis quelques semaines.

Il a également rappelé être défavorable au débarquement du ferry ou des passagers de l’aéroport à Nice sans contrôles. "Dans le même temps, on demande au Niçois qui vivent entre eux de rester dans un bistro jusqu’à 22 heures. Fut un temps lorsque l’on discutait de cela, il y avait une codécision, aujourd’hui on en est sorti."

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Jane Doe

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