Christian Estrosi : "nous devrions pouvoir effectuer les 50 000 vaccinations par semaine"

Présent sur le plateau TV de France 3 vendredi dernier, le maire de Nice, Christian Estrosi, a confirmé sa stratégie vaccinale qui prévoit quatre centres dans la ville sans compter les CHU. Il en a profité également pour expliquer son mécontentement envers l'ARS sur sa gestion des doses de vaccin. Un reproche partagé par d'autres maires.

Selon le président de la métropole Nice Côte-d’Azur, 17 000 personnes se sont inscrites sur la plateforme métropolitaine destinée à la vaccination dont la campagne a débuté le 30 décembre dernier en commençant par les pensionnaires des Ehpad ou les soignants de plus de 50 ans.

L’ARS remise en question

Dans son interview, Christian Estrosi met en question l’Agence Régionale de Santé (ARS). "Si j’ai un reproche à faire : la gestion de l’ARS qui fait que ces 8 000 vaccins, on a du mal à sortir les doses de la pharmacie du CHU. Pour vacciner 300 soignants de plus 50 ans, j’ai eu un mal fou à faire sortir les doses."

Pour le maire de Nice, cela ne peut plus durer : "J’ai eu le ministre de la Santé, je lui ai dit qu’on ne pouvait plus continuer à fonctionner comme ça ! […] Nous serons à près de 50 millions de doses en mai prochain, en France. Je ne suis pas ministre de la Santé, mais nous devrions si nous avons toutes les doses nécessaires pouvoir effectuer les 50 000 vaccinations par semaine", affirme-t-il.

Aujourd’hui, le CHU de la ville niçoise garde en réserve toutes les doses destinées aux Alpes-Maritimes. Bien que les congélateurs soient parfaitement fonctionnels dans les villes comme Cannes, Grasse ou Antibes, l’ARS n’a pas encore donné son accord pour la distribution. Les maires de ces trois villes ont écrit au ministre de la Santé, Olivier Véran, afin de demander une stratégie vaccinale "plus optimale". "Ce n’est pas cohérent de stocker toutes les doses pour 1 million d’habitants à Nice. Il eut été plus équilibré de fournir l’ensemble des hôpitaux pour s’organiser sur place", d’après Jérôme Viaud, maire de Grasse.

La polémique du stockage au CHU de Nice

Une polémique circule en ce moment entre les maires de "l’Ouest" et celui de la capitale départemental. Ce n’est ni la première (ni sera la dernière) entre ces "républicains orthodoxes" et "l’audacieux" qui aime jouer en solo.

Le maire de Nice préfère botter en touche : "Tout le monde doit se sentir responsable, le sujet c’est l’angoisse des concitoyens qui attendent d’être vacciné, le problème du stockage n’est pas un obstacle à la vaccination". Il se montre même conciliant et envoie un petit message : "C’est un sujet où nous devons être unis, j’appelle à cette unité pour les vacances de février".

A son tour, Romain Alexandre, délégué départemental de l’ARS, justifie que "le stockage au CHU est légitime, car les premiers vaccins ont été attribués à Nice".

Partager

Laisser un commentaire