Culture : Les protestataires présentent l’addition

Suivant l'exemple du Théâtre de l'Odeon et d'autres lieux, une poignée de professionnels du spectacle, a pris les choses en main , en occupant le parvis du TNT. Covid oblige, le théâtre est actuellement fermé au public, comme la totalité des établissements culturels.

Ce collectif, près d’une centaine d’intermittents, travailleurs précaires et gilets jaunes se sont rassemblés ce lundi matin sur le parvis du TNN. Dans un mélange d’angoisse, d’espoir, de fête et de lutte. Et , tant qu’à faire, de revendications économiques, bien sûr ! Des choses déjà vues. Le collectif donne rendez-vous ce mardi à 14 h sur le parvis du Théâtre de Nice "pour une agora ouverte à toutes et tous." L’occupation du théâtre est aussi à l’ordre du jour.

Dans un communiqué, le TNN explique sa position. La direction souhaite échanger avec le collectif pour soutenir le mouvement national, "cette lutte commune", et faire entendre les revendications du secteur culturel. La direction demande : "un dialogue avec l’État pour des décisions justes et un respect du secteur culturel sous tension."

La direction permettra l’accès au hall public du théâtre. Mais cet accueil de personnes extérieures devra impérativement se faire dans des conditions de sécurité sanitaire.

Dans un communiqué le collectif a fait part de ses exigences :

Le retrait pur et simple de la réforme d’assurance chômage et l’ouverture de la protection sociale à toutes et tous.
La prolongation de l’année blanche, son élargissement à tous les travailleurs et travailleuses précaires, intermittent.e.s de l’emploi. Une baisse du seuil d’heures minimum d’accès à l’allocation chômage pour les primo-entrant.e.s ou intermittent.e.s en rupture de droits.
Des mesures d’urgence pour garantir l’accès aux indemnités journalières de congés maternité, paternité et maladie, à toutes les travailleuses et travailleurs à l’emploi discontinu, autrices, auteurs et indépendant.e.s.
Le maintien des emplois permanents dans les structures culturelles.
La création d’une filière spectacle vivant dans la fonction publique.
Des mesures d’urgence pour les jeunes et les étudiant.e.s face à la précarité financière et psychologique. Un plan d’accompagnement d’accès à l’emploi.
Abrogation de l’arrêté préfectoral interdisant la pratique du spectacle vivant dans les espaces publics.
Des états généraux pour accompagner la réouverture des lieux

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