Emmanuel Macron à Nice pour la sécurité

Le président de la république était en visite dans la capitale de la côte d’azur pour aborder le thème de la sécurité et présenter un projet unique d'hôtel des polices à nice.

Quelques jours après les fortes déclarations de la candidate des Républicains, Valérie Pécresse, qui disait vouloir « nettoyer les quartiers » et qui attaquait le bilan sécuritaire de Macron, le président de la république effectuait un déplacement à Nice pour aborder le thème de la sécurité.

Accompagné de Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, de Marlène Schiappa, ministre déléguée à la citoyenneté, le chef de l’État est arrivé à 11h à Nice devant l’ancien hôpital Saint-Roch. Ce lieu sera dans quelques années transformé en une infrastructure unique en France, “un hôtel des polices” dont la construction débutera l’an prochain et finira en 2025.

Ce projet porté par le maire de Nice, Christian Estrosi, depuis 12 ans, avait été refusé sous la présidence de François Hollande. Sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, les choses ont changé et l’Etat a accepté de financer les travaux à 75% soit à la hauteur de 172 millions. Le reste sera financé par la région PACA (10 millions d’euros), le département des Alpes-Maritimes (5 millions) et par la ville de Nice.
Christian Estrosi présente ce projet comme "l’hôtel des polices de demain, mutualisé entre les forces de police municipales et nationales”.
L’infrastructure de 50 000 m2 accueillera 2000 policiers (1.200 nationaux et 800 municipaux), un centre de surveillance vidéo "d’hypervision urbaine" de 3.500m2, connecté aux caméras et aux bornes d’appel d’urgence de la ville.
Le but de cette création est “d’améliorer les conditions de travail, de disposer un meilleur partage de l’information et d’une plus grande coordination en matière de sécurité", explique le maire de Nice.

Après la présentation du projet par Christian Estrosi, un temps de parole à été organisé pour que les forces de l’ordre, élus, magistrats et habitants de Nice puissent poser leur questions sur le thème de la sécurité au Président.
Dans ses réponses, Emmanuel Macron, a abordé les statistiques sécuritaires de son mandat en pointant les baisses significatives (cambriolage -15%, vol de véhicule -22%, vol avec arme -29%...) mais aussi les augmentations flagrantes de certaines violences comme les violences dans les manifestations, les violences intra-familiales ou encore les violences liées aux drogues (+30%). Ces statistiques nationales ont souvent été comparées par le président avec celles des Alpes-Maritimes. Un moyen de rappeler que le département survole ce domaine.


Au fur et à mesure des questions, le chef de l’État a profité de certains thèmes pour annoncer la prochaine mise en place de nombreuses grosses mesures sécuritaires.
Emmanuel Macron a d’abord annoncé que le budget de la sécurité serait augmenté de 15 milliards d’euros sur cinq ans, soit une hausse de 25% du budget actuel. Cette augmentation intervient dans le cadre d’un projet appelé "loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur” qui sera présenté en Conseil des ministres en mars.

Le Président de la République a également annoncé que les délits sanctionnés par des peines inférieures à un an de prison deviendraient des “amendes forfaitaires délictuelles” (AFD). Cette mesure interviendra pour lutter contre le trafic de drogue et permettra aux "magistrats de se concentrer sur les affaires plus importantes".

Une amende vient d’être créée, une autre va connaître une évolution. En effet, l’amende qui condamne le harcèlement de rue sera triplée pour passer de 100 € à 300€.

Ce sont ensuite des mesures concernant l’organisation des forces de l’ordre que le chef d’État a annoncé. Plusieurs unités vont être créées d’autres ont augmenté leur effectif Une "force d’action républicaine” va être créée dans les quartiers qui connaissent des difficultés pour les quartiers. L’avantage de ces unités sera qu’elles seront totalement dédiées au respect de l’ordre dans le quartier où elles seront assignées.
Une autre unité va être conçue et constituée de 1 500 cyberpatrouilleurs supplémentaires pour lutter contre les attaques numériques. Ces “espions du web” seront issus d’une école de formation cyber créée au sein du ministère de l’Intérieur. Ce plan d’investissement devrait coûter environ 1 milliard d’euros.
200 brigades de gendarmerie vont également être composées en milieu rural "pour remettre de la tranquillité dans les quartiers les plus ruraux".
En plus des 10 000 postes créés pendant ce quinquennat, le nombre de policiers sur le terrain sera doublé d’ici 2030.

Une visite d’Emmanuel Macron qui avait vraiment pour but de marquer les ambitions du futur candidat en matière de sécurité.
Après la fin de la séance de discussion, le Président de la République a rejoint la vallée de la Roya pour voir l’avancée des travaux de reconstruction lié aux dégâts de la tempête Alex.

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Jane Doe

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