Freddie Mercury "et" ou "est" Michel Villano

Vendredi 17 Février, à l'occasion de la Grande Soirée du 20e anniversaire du Festival des Jeux à Cannes, Nice-Première a rencontré la crème du show business.

Ps : A la fin de l’interview, vous découvrirez un message de Monsieur Jacques Chirac que nous avons croisé dans les coulisses du Palais. Ce serait-on laissé duper ? A vous de deviner ?

Nice-Première : Ce soir, vous secondez Patrice Laffont pour fêter le XXe anniversaire du festival international des Jeux. Comment y avez-vous été convié ?

Michel Villano : Tout simplement. Les directeurs de la programmation de ce beau palais des festivals, Bernard Oheix et Nadine Seul, m’ont appelé il y a 15 jours. Et comme j’étais disponible et sur la Côte d’Azur pendant cette période, j’ai répondu présent.

N-P : Quel rôle allez-vous jouer ?

M.V. : Un mime et une des deux personnes qui va faire découvrir les mots dans le jeu « Time’s up », élu As d’Or de l’année 2006.

N-P : Quel a été votre jeu favori quand vous étiez enfant ?

M.V. : Mon jeu favori ? Ouhlala... je n’étais pas très jeu malheureusement. Par contre, depuis que j’ai deux enfants, je m’y intéresse énormément car ils sont férus de jeux. Mais moi, personnellement, non. J’étais dans le milieu artistique. J’étais plutôt sur les routes en train de travailler. Bon, j’ai joué comme tout le monde au Monopoly, à la bataille de soldats. Mais je n’étais pas féru de jeux comme le sont mes enfants.

N-P : Et aujourd’hui ?


M.V. : Avec mes 2 enfants ! Un peu plus. J’ai connu, il y a 15-20 ans, un grand ami, Christophe Boelinger qui a créé le jeu « Dungeon Twister » en 2004. Il a initié mon fils à ce jeu. Et c’est devenu, pour lui, une véritable drogue. Il a toutes les extensions, les figurines. Il s’est mesuré l’autre jour à un classé français, il l’a battu et il a 10 et demi. Il est complètement féru de ce jeu. Mais il faut dire que ce jeu est exceptionnellement bon. Sinon, je joue au Trivial Pursuit, à des jeux qui touchent le cinéma, le spectacle ...

N-P : Vous avez commencé en 1978 en suivant une formation de technicien de spectacle, puis 10 ans plus tard, vous vous êtes tourné vers le métier d’imitateur. Quel a été le déclic ?

M.V. : Le déclic m’est venu quand j’ai vu Freddie Mercury à Wembley (1986) qui est devenu mon idole le jour où je l’ai vu sur scène. J’ai voulu l’imiter. Ensuite, j’ai imité Mickael Jackson. J’avais fait, comme mon père, une formation lyrique au conservatoire de Paris et ça m’a permis d’avoir une bonne technique vocale. Je n’ai pas continué car le chant est un art très difficile et je suis légèrement fainéant à ce niveau. Il fallait 5 à 6 heures d’entraînement quotidien et je n’étais pas assez passionné pour m’y mettre à fond. Je me suis servi de ce minimum de technique vocale pour imiter les autres. L’imitation « chantée », c’est uniquement de la technique vocale. Ce n’est pas du tout comme l’imitation « parlée », là, c’est plus dans le phrasé, la comédie, la gestuelle... Si on veut imiter Céline Dion, Pavarotti... C’est de la technique vocale qu’il faut utiliser.

N-P : Vous pouvez imiter tous les chanteurs ?

M.V. : Tous. Oui. Chanteurs ou chanteuses. Par contre, en ce qui concerne les voix parlées, je ne suis pas bon du tout.

N-P : Actuellement, vous êtes en train de préparer un nouveau spectacle ?

M.V. : Oui, en effet. Je suis en train de le monter sur Paris. C’est pour "fêter" les 15 ans de la mort de "Monsieur Mercury". Dernièrement, j’ai enregistré une chanson à Toulouse qui va bientôt sortir et qui s’appellera « Freedie ». J’en ai écrit beaucoup, des spectacles, mais c’est vrai que c’est mon premier spectacle solo sur Paris.

N-P : Quel thème allez-vous aborder ?

M.V. : C’est un hommage que je vais rendre à mon idole. Il va y avoir plein de gens qui vont venir rendre hommage à Freddie Mercury. Il va y avoir des duos virtuels entre Freddie et Céline Dion par exemple et tous les grands artistes de la scène française et internationale seront présents pour lui rendre hommage par le biais d’imitation. Il va y avoir des sketchs, des parodies, des flash-back, des moments émouvants, des passages a capella. Je suis en train de travailler dessus. J’ai écrit à peu près la moitié du spectacle et j’espère le terminer d’ici un mois et demi.

N-P : Après, vous envisagez de partir en tournée ?

M.V. : Oui, j’aimerais bien. Mais d’abord, je le présente à Paris et puis, si ça marche bien, je pars en tournée.

N-P : Quel est l’imitateur que vous appréciez le plus ?

M.V. : Patrick Sébastien, c’est un bon copain. C’est lui qui m’a fait faire ma première télé et il m’invite tous les ans dans ses émissions. C’est quelqu’un de parole, il est comme à la télé, il est lui-même. Bon, c’est vrai, il est moins imitateur maintenant, car actuellement, il est plus dans la production, dans l’animation, la présentation.
Tu sais, je n’ai pas eu la chance de rencontrer Thierry Le Luron sur scène, mais j’ai vu Sébastien sur scène en 82, 83, 84 et 85. C’est un cyclone sur scène. Il est unique et avant d’être un imitateur, c’est une bête de scène.

N-P : Et celui que vous appréciez le moins ?

M.V. : Le métier d’imitateur, c’est un métier très individualiste. Tout le monde s’adore mais...tout le monde s’adore. Donc, on ne va pas dire du mal (rire) ! Là, je suis avec la bande à Ruquier en ce moment sur vos imitations préférées mais on s’entend bien alors je ne vais pas dire du mal. Il y a des affinités mais ce n’est pas la peine de faire de la peine !

N-P : Quelle est ou quelles sont les personnes que vous préférez imiter ?

M.V. : En premier Freddie Mercury, Céline Dion, Michael Jackson, Pavarotti, Michel Jonasz, Louis de Funès.

N-P : Et Johnny ?

M.V. : Laurent Gerra le fait tellement à la perfection ha que ...on peut difficilement l’égaler et faire mieux, c’est impossible. Il est tellement excellent dans Johnny. Chaque imitateur a vraiment une dizaine de voix à lui. Un imitateur maîtrise à peu prés 10 à 15 voix à la perfection. Ce sont ces 15 voix qui vont se caler sur son timbre de voix. Quelques effets de larynx, d’ouverture du palais, de résonance vont faire que la voix va être un peu changée, mais le timbre, pour que ce soit vraiment parfait, doit être dans le registre du timbre de la voix de l’imitateur. Après le reste, c’est de la caricature même si cela peu paraître très ressemblant, ça reste de la caricature.

N-P : Quand vous imitez la voix d’une personnalité qui est en face de vous, a-t-elle une réaction spéciale ?

M.V. : Pas de réaction spéciale. J’ai imité Al Jarreau devant lui, Fabrice Lucchini dans une émission de Ruquier, c’était très sympa. Phil Collins, Lionel Ricci.

N-P : Il y en a qui réagissent mal ?

M.V. : Non, non. Lors d’une émission de Patrick Sébastien, j’avais imité Jamiroquai devant Jamiroquai, il est parti vexé mais il est revenu très vite en disant que c’était très bien et qu’il rigolait ! C’est très sympa. Quand c’est fait avec respect, c’est bien. Quand c’est méchant, c’est différent mais j’essaie de ne jamais être méchant.

N-P : Comme vous connaissez bien notre région, puisque vous êtes villeneuvois, quel est l’endroit que vous préférez sur la Côte d’Azur ?

M.P : Là où je suis dans l’immédiat. J’aime tous les endroits de la Côte.

Et voici le message du Président de la République, spécialenent dédicacé pour Nice-Première :

Message de Jacques Chirac
Alors vrai ou intox ?

Site Internet de Michel Villano : www.michelvillano.com/ - Vous y découvrirez des vidéos de ses imitations et écouterez des extraits de son album "Groove". Quelle voix ! Quel talent !

Propos reccueillis par Audrey Bollaro

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Jane Doe

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