L’aéroport de Nice conclut un accord d’activité partielle sur trois ans

L'aéroport de Nice Côte d'Azur,* qui devrait garder un terminal fermé une grande partie de l'année 2021, a signé un accord d'activité partielle longue durée sur trois ans, a-t-on appris lundi auprès de la plateforme aéroportuaire, la deuxième de France après Paris.

"Le terminal 1 ne rouvrira très probablement pas avant l’été et peut-être la réouverture ne sera que temporaire, pour répondre au pic estival", a précisé un porte-parole de l’aéroport. En 2020, le trafic à Nice devrait plafonner autour de 4,5 millions de passagers, trois fois moins qu’en 2019 (14,8 millions) en raison de la pandémie de Covid-19.**

La direction de l’aéroport, qui reliait notamment la Chine en direct avant la crise, estime cependant qu’une fois passée la crise sanitaire, "les compagnies seront plus facilement enclines à repositionner des avions sur la Côte d’Azur en raison de l’attractivité du territoire" et de ce fait, "la volonté de l’entreprise est de ne pas licencier mais de préserver la trésorerie et l’expertise pour quand la reprise sera là", selon la même source.

L’accord d’activité partielle longue durée (APLD), prévu sur une durée maximum de trois ans, prévoit que les salariés travaillent en moyenne à 60%, avec une réduction de salaire d’environ 18%, et la possibilité de revenir à 100% en cas d’activité.

À Nice, au plus fort de la saison, 8 000 personnes travaillent à l’aéroport avec les sous-traitants et les extras.

*La société des Aéroports de la Côte d’Azur (ACA), un groupe privé qui gère Nice, Cannes et Saint-Tropez, emploie près de 600 salariés directs. C’est dix fois moins que le groupe Aéroports de Paris (ADP) qui gère Paris-Charles de Gaulle, Orly et Le Bourget.

**D’après un rapport Métroscope 2017 (page 44) ; Nice est la ville la plus polluée de France en pollution moyenne toute l’année, avec 500 morts prématurées par an dues à cette pollution.

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