L’association One Voice organise un rassemblement pour l’orque Inouk

Ce mardi, l'association One Voice, qui milite pour les droits des animaux, organise un rassemblement devant la mairie d'Antibes à 17h. Il s'agit de faire passer un message au public concernant l'état de santé de l'orque Inouk au parc de Marineland.

L’animal, né en captivité le 23 février 1999, présenterait des attitudes préoccupantes et des caractéristiques physiques qui ont alerté l’association. « Orphelin depuis l’enfance, cela fait vingt ans qu’il tourne en rond et se laisse flotter, inerte, dans le bassin. Ces mouvements répétitifs sont, comme les cent pas pour les félins ou les balancements pour les éléphants, une autre expression du même mal : la folie due au stress de l’enfermement, typique des animaux captifs en grand mal-être… des mouvements stéréotypés pathologiques », précise un article de One Voice. Sa nageoire dorsale serait également affaissée et sa mâchoire en très mauvais état à force de ronger les parois du bassin. La biologiste Ingrid Visser, spécialiste des orques, a co-écrit un rapport avec l’aide de trois autres scientifiques pour statuer de l’état de santé d’Inouk.

« Pour observer Inouk, elle a assisté au spectacle et a pu réaliser plusieurs photos et vidéos », précise Jessica Grave-Lefèvre, porte parole de One Voice. L’association a déposé une plainte au parquet de Grasse pour « cruautés sur un animal » en avril dernier. Elle réclame également le rapport tri-annuel d’activité de Marineland qu’elle accuse de ne pas l’avoir déposé à la Préfecture, comme le prévoit la législation en vigueur à laquelle sont soumis les parcs zoologiques et les delphinariums. « À terme, nous voulons qu’Inouk nous soit confiée et qu’elle soit transférée dans un sanctuaire marin », déclare la porte parole.

Marineland, dans un communiqué, dément formellement certains faits sur l’état médical d’Inouk. « Le phénomène évoqué par One Voice est régulièrement observé en milieu naturel et recensé parmi les causes récurrentes de mortalité en mer. En effet, la dentition des orques est en quelque sorte leur « talon d’Achille ». Les dents coniques, une fois élimée, laissent apparaître la pulpe présente dans le canal. Les dents d’Inouk ont été dévitalisées afin d’éviter la douleur que ses congénères sauvages subissent dans de pareils cas », évoque-t-il à propos de la dentition de l’orque. Concernant le rapport tri-annuel, le parc assure que celui-ci a bien été remis à la Préfecture, et qu’à ce jour, il n’est au courant d’aucune plainte à son encontre.

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Jane Doe

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