L’ouverture de la frontière franco-italienne : comment voyager dans la confusion

A partir de ce mercredi ’Italie a rouvert ses frontières aux touristes européens, nouveau pas vers la normalisation et la relance du tourisme à l’approche de l’été. De son côté, la France continue d’appliquer des règles strictes à l’entrée de son territoire avant d’ouvrir , à son tour , ses frontières le 15 juin.

De ce fait, au poste-frontière de Menton, les queues ont été longues plusieurs kilomètres entre français qui- après de semaines de confinement - ont eu subitement envie d’aller acheter les cigarettes ou boire un bon café à Vintimille, les italiens résident sur la Côte d’Azur qui voulaient faire l’aller-retour pour diverses raisons, bref tout le monde avait la bougeotte.

La police des douanes avait ordre de mettre en règle ce capharnaüm et qui pour cela demandait aux voyageurs soit « une attestation internationale de circulation » où « un motif valable d’aller en Italie » a , à son tour, crée des ralentissement dans le flux.

Bien sur, il aurait mieux valu que le rétablissement de la circulation entre pays européens se fasse en coordination entre tous les Etats et non de façon désordonnée , avec des décalages dans le temps au gré de chacun.

Mais que voulez-vous, l’Europe est riche de ses diversités !

Alertée de cette situation qui risque de créer des problèmes plus gros de ceux qu’elle voudrait résoudre ( voir le contrôle de l’immigration clandestine) , la préfecture des Alpes-Maritimes a émis dans la soirée un communiqué, dans le quel, tout en rappelant que " il reste donc indispensable de se munir de l’attestation de déplacement international dérogatoire à présenter en cas de contrôle", ajoute que "des instructions ont donc été données afin de fluidifier les points d’entrée, notamment en assouplissant les contrôles pour les ressortissants français."

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