L’Université de Nice "souffre d’un déficit d’image"

Nice-Premium : David André Darmon, tu fais parti de la fédération étudiante "FAC+". Qu’est ce une fédération étudiante ?

David André Darmon : Je fais partie de l’association Fac +, Fédération Associative et Culturelle Plus. Une fédération d’associations étudiantes, c’est une structure qui regroupe différentes associations qui agissent localement dans un campus de l’université de Nice ou qui œuvrent pour l’intérêt étudiant de manière large. C’est donc une association à but non lucratif loi 1901 qui aide les étudiants dans leurs études et durant leur vie étudiante y compris hors des amphis, à travers des soirées, des débats et des actions diverses notamment de prévention ou de générosité.


NP : Quelle est la spécificité de "FAC+" et son poids dans la région et dans la vie étudiante ?

DAD : Fac+ a plusieurs spécificités. C’est avant tout une fédération étudiante jeune et dynamique. C’est aussi une fédération locale. Nous ne sommes pas affiliés à un mouvement national. Nous venons tous de l’Université de Nice Sophia Antipolis et sommes une association 100% 06.
Dans le département, le poids de Fac+ est d’être une source de proposition innovante et constructive. Nous n’avons pas la prétention d’être les meilleurs mais juste d’apporter notre originalité avec humilité pour la défense des étudiants. Notre poids est de plus croissant au sein du monde étudiant.
Très concrètement, nous avons un élu au sein du Conseil d’administration sur les cinq possibles, avec un suppléant. Nous avons aussi un élu avec un suppléant au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, un local en faculté de Droit , numéro 305.
Nous sommes surtout l’association majoritaire depuis les élections d’avril 2008 avec 4 élus titulaires et 4 suppléants en faculté de Droit.
Très présents en IUT, nous essayons de nous développer davantage en faculté de lettres.


NP : Il y a des murmures qui disent, que tu seras amené à devenir président de la fédération dans les mois à venir... Tu me confirmes cela ?

DAD : (Rires) Tu es bien informé. C’est un peu le prolongement de mon engagement étudiant. Mais en attendant je reste au boulot dans les facultés à l’écoute des étudiants.


NP : Tu as d’autres responsabilités au sein de la vie étudiante, notamment au sein du CEVU, je crois ?

DAD : Oui j’ai plusieurs casquettes au sein de la vie étudiante.
Pourtant, rien ne m’amenait à y entrer. A 17 ans j’entre à la faculté et j’obtiens ma première année avec mention Très bien. Puis en deuxième année, je deviens élu étudiant avant de passer Vice Président de la Corpo Droit. Le CEVU a été pour moi une expérience fondamentale. Je n’étais pas le représentant d’une fédération qui pouvait parler en son nom mais je me battais sur des dossiers très concrets. En 2008, j’entre au Conseil d’administration de la faculté de Droit.
Au CEVU, j’ai été de 2007 à 2008 membre de deux commissions. La première est celle des exonérations de frais d’inscription où certains dossiers d’étudiants ont été étudiés avec bienveillance. La seconde est celle du SCUIO, Service Commun Universitaire d’Information et d’Orientation qui m’a permis de réfléchir outre les questions financières sur le choix et l’insertion professionnels et les inadéquations avec le monde de l’entreprise. Mais je salue le dévouement des personnels des Scuio qui bien que peu nombreux et ne recevant que trop peu d’étudiants sont d’une grande disponibilité. J’ai par ailleurs pu défendre le calendrier universitaire et intervenir contre la suppression des semaines de révision avant les partiels. J’ai enfin pu assister à diverses réunions des Conseils Centraux notamment pour le débat sur la loi dite LRU.
Seul candidat réélu depuis les élections de 2008, je siège au sein de la commission des finances, des exonérations de frais d’inscription et administrateur de l’Institut des Langues.


NP : Qui est donc alors David André Darmon ? Un passionné de la cause étudiant, un militant ?

DAD : Les deux à la fois peut-être, mais surtout un étudiant studieux de 20 ans en Master de Droit.


NP : L’Université de Nice est classé très moyennement parmi les universités françaises. Quels serait selon toi les choses à améliorer ?

DAD : Je dirai que l’Université de Nice est duale. Il y a d’un côté des pôles en plein essor, et de l’autre des pôles à l’écart. Le problème est que l’écart se creuse.
L’université de Nice est loin d’être mauvaise. Dans le domaine de la médecine par exemple, sous l’impulsion de son Doyen notamment, nous rivalisons avec les meilleures universités d’Europe et américaines. Nous sommes dans ce domaine la deuxième université de France.
Dans d’autres domaines les formations sont montantes, comme dans les IUT ou à l’IAE.
Nous n’avons donc pas à rougir.
Néanmoins d’autres Universités sont totalement sous encadrées et pas des moindres. La faculté de Lettres et celle de Droit représentent 50 % des étudiants de l’UNSA. Or, elles cumulent problèmes de locaux, de stationnement, parfois même de chauffage, ou de coupures d’électricité en raison de l’augmentation du nombre d’ordinateurs, TD qui commencent jusqu’à deux semaines de retard…
Partant de ce constat, il faudrait donner un plus aux universités qui ont moins, désenclaver l’axe Carlone-Trotabas, reconsidérer le problème des langues étrangères, améliorer l’insertion professionnelle, … autant de sujets qui prendront du temps mais qu’il faut sans cesse remettre sur le devant de la scène pour ne pas les oublier.


NP : Et au niveau des étudiants quels sont selon toi les priorités : rénover la faculté de lettre ? problème de parking... ?

DAD : La Faculté de Lettres se rénove petit à petit : cafétéria, plus d’animation sur le parvis, … Le problème est qu’elle souffre d’un déficit d’image, ce qui n’est pas nouveau. Il faut donc plus communiquer sur sa valorisation. Et puis au Cevu quelle joie de voter des crédits pour financer une section théâtre par exemple et d’aller ensuite parler aux étudiants de la filière de l’utilité de leurs élus.
Pendant la campagne étudiante de 2008, un problème s’est réglé qui est celui de la sécurité dans les parkings. Reste le problème du stationnement et de la création de plus de places de parking qui seraient nécessaires.
Il faut reconstituer du lien social entre les étudiants de plus en plus isolés dans leur faculté, et démocratiser d’avantage notre fonctionnement. On parle encore avec trop de sigles qui restent incompris de tous.


NP : Un dernier mot pour les lecteurs de Nice Premium ?

DAD : Merci d’accorder une place à l’intérêt des étudiants azuréens dans vos rubriques. Pour toute question complémentaire je me tiens à votre disposition david_darmon@hotmail.fr.

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