La candidature des Alpes de la Méditerranée à l’Unesco reportée : reculer pour mieux sauter ?

Les Alpes de la Méditerranée n’entreront pas au patrimoine mondial de l’Unesco en 2019. La candidature du site est basée sur le caractère exceptionnel de sa géologie, son intégrité environnementale et ses niveaux de protection et de gestion.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a émis un certain nombre de réserves sur ce dossier transfrontalier. Alors les collectivités locales ainsi que les trois Etats impliqués dans cette candidature (France, Italie, Monaco) ont préféré retirer leur candidature avant la 43e session du Comité du patrimoine Mondial de l’Unesco qui a eu lieu à Bakou en Azerbaïdjan.

Un rebondissement inattendu qui a changé le cours des événements. En concertation avec les gestionnaires, les collectivités territoriales et les 3 Etats (France, Italie et Monaco) impliqués, un retrait a été privilégié.

Si l’avis de l’Union internationale pour la conservation de la nature a été reçu avec pondération, c’est d’abord pour mettre toutes les chances du côté du dossier "Alpes de la Méditerranée".

Le comité technique pour la candidature des Alpes de la Méditerranée "réaffirme son engagement au niveau local pour la révision du dossier de candidature et le soutien de la part des autorités compétentes".

L’horizon 2020 étant encore trop proche pour parfaire l’ensemble du dossier, c’est la session 2021 du comité d’attribution qui serait désormais visée.

Le site objet de la candidature, s’étend sur une superficie d’environ 200 000 ha. C’est un site transfrontalier, sériel (8 périmètres), axé sur les valeurs géologiques selon les critères de l’UNESCO (critère VIII) et constitué par un périmètre à la fois terrestre et marin appartenant à 3 États : Monaco, Italie et France. L’État monégasque est concerné par une emprise marine.

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