La "Forêt d’arbres" prend vie au square Durandy

Initialement, elle devait être réalisée par son créateur, Claude Gilli avec l'approbation de Christian Estrosi. Malheureusement, le créateur de la "Forêt d'arbres" est décédé le 28 juin 2015 avant d’avoir pu achever son travail.

Cinq arbres plats en acier végétal, de 5,16 m à 7,77 m de haut pour un total de 11 tonnes. Elle a été positionnée afin de mettre en mouvement la composition pour créer une forêt. L’emplacement n’a pas été choisi au hasard. "Nous avons souhaité que cette œuvre d’art soit installée dans le jardin Durandy, récemment réhabilité dans le cadre de la création de la ligne 2 du tramway, afin de rendre hommage à cet artiste de renommée", explique Christian Estrosi.

Une réalisation qui a failli rester inachevée

Pour finir le projet de son mari, Nicole 81 ans, sa fille Paméla, et de son gendre Gilles Pizzanell, ont décidé de faire appel à Christophe Ricci et l’entreprise niçoise Trans Fer Métal. Cette réalisation a pu voir le jour grâce à de nombreux mécènes comme Pierre et Nicolas Ricci, Jean-Pierre Falcini ainsi que Michèle et André Martinon.

À l’époque, le créateur de la peinture anthropomorphique racontait à propos de son oeuvre :" Mes sculptures sont toutes des fragments de paysages de ma jeunesse, des souvenirs de ces pins parasols qui peuplent le paysage Niçois, et plus généralement les paysages méditerranéens. Elles sont les ombres, les silhouettes, des arbres de ces paysages ; une image qui symbolise ces lieux, comme une mémoire".

Repère chronologique de l’artiste :
• 1955 : il entre à l’Ecole des Arts Décoratifs de Nice.

• 1959-1960 : période des Tirs et des peintures OAS, faites de toile, de fil de fer et d’ampoules électriques.

• 1963-1965 : époque des œuvres en bois découpés.

• 1966 : il présente ses premières « coulées », pour lesquelles il décroche le Prix Lefranc et est invité à Paris pour sa 1re exposition, puis à Venise.

• 1968 : il se lance dans la création en Plexiglas transparents avant d’avoir une révélation : il invente la peinture anthropomorphique (avec des escargots vivants). Il créera d’ailleurs un char escargot pour le carnaval de Nice de 1994.

• 1985 : il réalise une sculpture monumentale en acier pour le Palais des congrès de la Ville de Nice et se lance dans la sculpture en acier.

• 2012 : Christian Estrosi lui remet l’insigne de Commandeur des Arts et des Lettres, distinguant son parcours créatif, singulier et novateur.

• 6 mars 2015 : suite aux attentats de Charlie Hebdo, Claude Gilli peint un tableau intitulé « Souvenir du 14 juillet de ma jeunesse » qu’il remet à Christian Estrosi à la Villa Masséna.

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Jane Doe

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