La ligne maritime Nice - Corse bientôt supprimée ?

Il y a quelques jours, Christian Estrosi a annoncé vouloir instaurer une taxe carbone de 60 euros par escale et par véhicule aux voyageurs qui empruntent les ferries entre Nice et la Corse. Cette taxe très critiquée pourrait à terme mener à la suppression totale de la ligne, et ce n'est pas du gout de tout le monde...

Selon le maire de Nice, « une place trop large est donnée aux véhicules » dans la zone du port. La métropole veut « agir sur les principales sources de pollution » à cet endroit.
Christian Estrosi souhaite également « dissuader les usagers des ferries d’y transporter leurs véhicules personnels » et veut mettre en place une taxe carbone de 60 euros, « car une tonne de CO2 est émise par le ferry à ce moment-là, c’est l’équivalent d’un aller-retour Bruxelles jusqu’à New York ».

Mais ce n’est pas le seul problème que pointe du doigt le maire et la métropole, Gaël Nofri, adjoint à la mairie, aborde également les problèmes de circulations et de stationnement que cause la ligne : « Les accès à notre port sont restreints, chaque embarquement et débarquement entraîne 70 % de l’engorgement dans le secteur Est de la ville. L’activité générée par les ferries pose de vrais problèmes dans ce quartier. »

Cette taxe provoque de vives réactions, et c’est d’abord l’impact financier qui est souligné.
Le président de la Corsica Ferries, Pierre Mattei, s’inquiète « Augmenter le prix des traversées de plusieurs dizaines de pourcent représenterait un effort considérable pour les passagers. Les traversées à partir de Nice sont les plus courtes, se déroulent de jour et sont les moins chères ».
Les élus du Rassemblement national ont eux aussi exprimés leur désaccord avec cette décision « Cette mesure pénalise les familles et les plus modestes mais nuira aussi à la vitalité de notre ville ».

C’est aussi l’impact écologique qui est remis en cause, en effet comme l’a dit Pierre Mattei, « Le bateau est le moyen le plus écologique pour se rendre en Corse ».

La métropole a également utilisée l’organisation portuaire de Nice comme argument de cette taxe. Pour elle, elle est différente des autres points de départ/arrivée : « le port de Nice a une configuration qui n’est pas la même qu’à Toulon ou Savone », considérés plus adaptés au transport maritime des passagers.
Le président de la Corsica Ferries a lui commencé à anticiper l’impact que provoquerai la taxe et laisse entrevoir un arrêt définitif de la ligne : « À terme, une telle taxe serait de nature à remettre en cause la viabilité économique de l’escale de Nice »

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Jane Doe

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