La région PACA vote l’ouverture à la concurrence pour les TER la ligne Nice-Marseille

Si la suppression progressive du monopole de la SNCF sera obligatoire dans toutes les régions à partir de 2023, afin de se mettre en conformité avec le droit européen,
la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) a voulu avancer l’échéance

L’exécutif régional, lors de la séance de hier, a voté une « procédure de délégation de service public » d’une partie de ses TER. Début 2020, la région compte lancer les appels d’offres pour deux lots de liaisons, Marseille-Toulon-Nice d’une part, et les lignes autour de Nice d’autre part.

Le calendrier se déroulera en plusieurs phases : (i) choix de l’opérateur retenu pour chaque lot en juin 2021, (ii) démarrage de l’exploitation l’année suivante sur Marseille-Nice (7 allers-retours quotidiens actuellement) et (iii) en 2024 autour de Nice (58 allers-retours sur différentes dessertes). L’opérateur qui remportera ce lot devra réaliser de nouvelles installations de maintenance à Nice Saint-Roch, un équipement jugé « indispensable ».

Les contrats seront signés pour dix ans, et représentent une valeur estimée sur la période d’environ 1,78 milliard d’euros.

Huit opérateurs, dont deux Français, auraient déjà fait part de leur intérêt .

La région PACA consacre chaque année 285 millions d’euros à ses transports ferroviaires. L’ouverture à la concurrence permettra de « récupérer de l’argent public » sans « supprimer aucune ligne, ni aucune gare », a commenté Renaud Muselier.

La ligne Marseille-Toulon-Nice représente le maximum de potentiel, avec 17 trains quotidiens transportant près de 7.500 usagers. Seulement 30 % des liaisons arrivent à l’heure.
Les services « azuréens » regroupent les lignes Cannes-Grasse, Les Arcs-Draguignan-Vintimille, Cannes-Nice-Monaco-Vintimille ainsi que Nice-Tende. Elles représentent 50.000 usagers quotidiens, soit la moitié du trafic TER de la Région.

source : Région PACA

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