La tribune de Jean Leonetti : Le masque de la solidarité

On oublie souvent que le port du masque en dehors de certains masques réservés aux soignants protège moins celui qui le porte que celui qui lui fait face. Celui qui porte un masque pense d’abord se protéger alors qu’il protège son prochain.

Néanmoins, si le port du masque se généralise, la somme de chaque protection individuelle aboutit à une protection collective. C’est la raison pour laquelle la généralisation du port du masque face au coronavirus n’a pas d’intérêt majeur en période de confinement. La mesure, si elle s’imposait, pourrait même s’avérer contreproductive si elle était interprétée comme une pratique alternative au confinement qui reste encore nécessaire.

En revanche, au moment du « déconfinement » avec l’appui de la généralisation des tests, le port du masque permettra, alors que le virus circulera encore d’éviter une deuxième vague et de protéger efficacement la population.

La population a déjà commencé à intégrer cette réalité et on voit se développer dans toutes les villes et les villages des initiatives généreuses de productions de masques par des professionnels, des associations ou des bénévoles. Nous devons les encourager et les aider dans cette démarche concrète.

Nous savons que tout le monde devra porter un masque au moment du déconfinement. Nous devons faire en sorte de manière solidaire, dans les Alpes-Maritimes, que chacun, qu’il habite un village ou une métropole puisse en disposer.

Jean Leonetti, maire d’Antibes

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