Le CHU de Nice autorisé à utiliser la chloroquine pour soigner les malades du coronavirus

Dans un communiqué de presse, le CHU de Nice précise que "les patients qui feront l'objet de cet essai seront sélectionnés par les médecins investigateurs (infectiologues, pneumologues et réanimateurs) selon des critères cliniques et scientifiques objectifs. Le consentement du patient ou de la famille sera par ailleurs requis. L’objet de l’étude est notamment de déterminer l’efficacité et les effets secondaires des traitements."

Ce médicament, un antipaludéen, a donné des résultats encourageants en Chine et en France mais suscite le débat au sein de la communauté médicale.

Le CHU de Nice fait partie de l’essai clinique européen destiné à évaluer quatre traitements expérimentaux pour lutter contre le coronavirus a débuté en France, a annoncé ce dimanche l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Cet essai, qui inclut la chloroquine, "a pour but d’analyser l’efficacité et la tolérance des options thérapeutiques pour les patients dans un temps limité", explique l’Inserm dans un communiqué.

Plusieurs hôpitaux français participeront (Paris – hôpital Bichat-AP-HP, Lille, Nantes, Strasbourg, Lyon, Nice...) à l’essai clinique. A terme une vingtaine d’établissements hospitaliers pourraient être associé à ces tests. Au total 3.200 patients européens, dont 800 patients français pourraient faire partie de cette étude

Le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué avoir demandé à ce que l’étude menée par le professeur Raoult « puisse être reproduite à plus large échelle dans d’autres centres hospitaliers, par d’autres équipes indépendants ». Un complément nécessaire car « jamais aucun pays au monde n’a accordé une autorisation de traitement sur la base d’une étude comme celle-ci », a-t-il fait valoir.

Le professeur Raoult,directeur de l’IHU Méditerranée Infection de Marseille, a annoncé que les premiers cas traités à l’IHU, centre de référence pour le covid-19, avec la chloroquine sont en voie de guérison.

Le traitement a été proposé à 24 patients, parmi les premiers contaminés dans le sud-est de la France, admis à l’IHU sur la base du volontariat.

"On a pu constater que les patients qui n’avaient pas reçu de Plaquenil (hydroxychloroquine, ndlr) étaient toujours porteurs au bout de six jours, alors que quand vous mettez du Plaquenil, au bout de six jours, il n’y a plus que 25% de porteurs".

La charge virale serait même encore plus basse chez les malades traités en plus par un antibiotique, l’azithromycine, selon le spécialiste.

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