Le couvre-feu à 18h confirmé par le Tribunal Administratif

C'est la conséquence indirecte de la délibération du Tribunal administratif de Nice qui a débuté le recours intenté par les municipalités de l'Ouest du département (Cannes, Antibes, Grasse et Villeneuve-Loubet) et le syndicat des professionnels de l'hôtellerie-restauration (Umih). Le couvre-feu à 18h a été confirmé.

Les plaignants motivaient ce recours par le fait que "les gens aient moins de temps pour faire leurs courses après le travail" et par "concentration d’usagers dans les transports avant 18h".

"Le préfet n’interdit pas les déplacements par gaieté de cœur, c’est une mesure d’équilibre (…) ça demande un peu de solidarité, de la patience", lui avait répondu la représentante du préfet et sa directrice adjointe, Elisabeth Mercier. Le tribunal a estimé, dans sa délibération, que l’arrêté avait une "portée relativement limitée" et l’atteinte à la liberté du commerce ainsi qu’à celle d’aller et venir "ne revêt pas un caractère grave ni manifestement illégal", selon l’ordonnance.

A noter que, à la différence de ses homologues, le Maire de Nice et président de la Métropole, Christian Estrosi, est favorable aux restrictions. C’est même lui qui les a suggérées au Ministre de la Santé, Olivier Véran, quand la situation sanitaire a commencé à empirer : mieux vaut un couvre-feu renforcé aujourd’hui qu’un confinement demain, c’était son raisonnement.

"Chacun à ses opinions, ne nous trompons pas de combat", avait-il commenté, en laissant bien entendre que l’objectif primordial reste le Covid et non pas les querelles ou jalousies entre élus.

C’est bien dit sauf que ses collègues tiquent un peu face à son habitude de jouer en solo dans les rapports avec le Gouvernement et de privilégier par là les intérêts de son territoire au détriment des autres.

Mais on est "audacieux" pour rien !

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