Le CRT Côte d’Azur tire un premier bilan de la saison

Le cœur de la saison estivale, s’il a permis de relancer l’activité touristique et montré la bonne résistance de la Côte d’Azur, ne suffit pas à compenser les lourdes pertes de chiffres d’affaires sur l’année 2020 : plus de 2,5 milliards d’euros de pertes estimées dont 600 millions d’euros sur juillet et août.

Le cœur de saison a été préservé. Après un redémarrage très lent de l’activité sur la Côte d’Azur en juillet, le flux estival s’est progressivement rétabli, permettant d’atteindre un taux d’occupation moyen de 56% en juillet et 81% en août, jusqu’à un pic de 92% le 12 août dernier.

Toutefois, il convient de souligner trois éléments qui ont pesé sur la performance globale azuréenne :

  • La rechute rapide de l’activité touristique dès la fin août, liée au contexte de retour des tensions sanitaires en Europe mais aussi des annonces gouvernementales ;
  • L’absence en grande partie de la clientèle internationale long courrier ;
  • Une baisse des dépenses, du fait du retrait des clientèles étrangères à fort pouvoir d’achat mais aussi d’une poursuite de la tendance baissière de la consommation datant d’avant la crise.

La saison d’hiver sera difficile et même douloureuse, en raison notamment des conséquences dramatiques de la tempête Alex pour nos vallées de la Vésubie, de la Roya et de la Tinée, et en zones urbaines du littoral, de l’effondrement du tourisme d’affaires et de l’évènementiel. Les perspectives sur la fin de l’année confirment un fort déficit de réservations et une situation qui restera extrêmement fragile. Il est essentiel de poursuivre nos efforts !

En mettant la situation en perspective, David Lisnard, président du CRT Côte d’Azur, souligne le conteste problématique et met en avant les incertitudes : "Si ce plan de relance a produit ses effets sur la saison estivale, il est impératif de poursuivre nos efforts afin de préserver notre secteur d’activité ainsi que ses emplois directs et indirects. Durant l’été, la fréquentation du secteur des loisirs a pu être relativement préservée. Néanmoins, les secteurs de l’événementiel et du tourisme d’affaires dans un sens plus large sont toujours lourdement sinistrés. Plus que jamais, nous devons faire entendre la voix de la filière touristique afin de déployer la stratégie permettant de relancer efficacement l’activité et impulser l’avenir du tourisme en Côte d’Azur France en s’adaptant dans les court et moyen terme à cette situation sanitaire sans précédent."

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