Le prolongement du confinement du prochain week-end mettra en danger l’arrivée du Paris-Nice ?

C'est ce qui résulte de la réaction de Christian Estrosi après la décision du Gouvernement de maintenir le confinement pour un troisième week-end, et après avoir réuni le Conseil Scientifique local.

"Je prends acte de la décision prise par le gouvernement. Ce n’était pas ma recommandation", a-t-il affirmé.

Toutefois, si pour les deux week-end précédents, le Maire de Nice avait fermé le côté sud de la Prom’, cette fois-ci elle restera bien disponible aux usagers : "Je souhaite notamment ouvrir la Promenade des Anglais aux piétons et aux cyclistes pour que, sous réserve d’une application stricte des gestes barrières, chacun puisse bénéficier d’espace pour pratiquer une activité physique (avec respect des distances physiques)."

Et d’aller plus loin : " Et je demanderai au Préfet des Alpes-Maritimes, la possibilité de les favoriser notamment en étendant à 3 heures, contre 1 heure les week-ends précédents, l’autorisation de sortie pour pratiquer une activité physique ou de promenade."*

Puis, le coup inattendu : "Pour plus de cohérence, je demande également l’annulation de l’arrivée du Paris-Nice telle que programmée."

Déjà prévue sans public, la manifestation sportive risque de finir à l’Allianz Riviera ! Un bel ennui pour les organisateurs à trois jours de l’arrivée !

 [1] maires de villes du littoral concernées ont confirmé le clivage existant entre le positionnement de la métropole niçoise tenue par une main de fer par Christian Estrosi qui a choisi la voie de la "collaboration critique" avec le gouvernement et le quartet ( Ginésy, Léonetti, Lisnard, Viaud, qui devient un quintet avec le tonitruant maire de Villeneuve-Loubet Luca) qui représentent l’est du département et pour lesquels s’opposer à toute mesure gouvernementale est un devoir plus qu’une opinion.

Pour éviter la propagande autour d’un sujet sérieux, et entendre le voix des élus locaux, nous donnons la parole à Ladislas Polski, maire de la Trinité.

"Ces mesures sont forcément douloureuses pour la population et les commerçants mais j’ai envie d’envoyer un message d’espoir. Car si on essaie de regarder les choses avec une logique optimiste, on peut considérer qu’on est dans la dernière ligne droite avant le bout du tunnel. On vaccine beaucoup et on voit malgré tout, même si c’est ténu, que le taux d’incidence diminue. Est-ce que c’est entièrement dû aux mesures de confinement ? Personne n’est en capacité de le savoir actuellement", dit-il.

Ladislas Polski est médecin.

Le taux d’incidence du département des Alpes-Maritimes aujourd’hui est de 484 pour 100.000 habitants, alors qu’il était de 642 pour 100.000 habitants au 24 février dernier.

*pour mémoire, cette même option avait été demandée pour le confinement de deux we précédents par le maire d’Antibes et refusée par la préfecture

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